La forêt de Oakigahara

 

 

     Aokigahara est une forêt qui s'étend à la base du Mont Fuji, à moins de 100 km à l'ouest de Tokyo. Elle est aussi connue sous le nom de Jukai ("Mer d'arbres") du fait de la grande étendue d'arbres extrêmement dense qu'elle constitue, étendue dont la majeur partie couvre l'emplacement d'une large coulée de lave qui a ensevelit la région lors de l'éruption de l'année 864. Aokigahata est connue pour abriter un grand nombre de phénomènes paranormaux (elle est réputée être hantée), mais surtout pour l'incroyable nombre de personnes qui y perdent la vie chaque années, suicidaires pour la plupart. Hélas, elle devient de plus en plus connue.

 

oakigahara

Forêt maudite :

 

     Une partie de l'article que Wikipédia consacrait à Aokigahara résumait bien les différents phénomènes paranormaux qu'on peut y trouver, mais elle a été mystérieusement supprimée (qui sait, peut-être pour éviter la fascination qu'éprouverai certains aventuriers et éviter ainsi d'alourdir d'avantage le bilan des victimes...). L'ayant copié pour l'envoyer par mail, je restitue ci-dessous les quelques paragraphes, fort intéressants, qu'elle contenait.

 

oakigahara

 

     3 000 hectares est une surface qui, normalement, peut être parcourue d’un bout à l’autre en marchant trois ou quatre heures. Et pourtant, dans cette étrange forêt, la tâche est impossible ! La légende dit que ceux qui se sont engagés dans cette mer végétale n’en sont jamais revenu.

Aujourd’hui encore, beaucoup de randonneurs perdent leur chemin. Leurs squelettes, ou leurs corps à moitiés dévorés par « quelque chose », sont régulièrement retrouvés dans cette forêt profonde et obscure. Aussi, ceux qui partent à la recherche de ses corps disparus ou pour élucider le mystère de ce lieu se perdent à leur tour. Une vieille légende dit aussi qu’un grand nombre de chauve-souris vivent ici. Elles attaquent les promeneurs et tentent de les étouffer en leur couvrant le visage.

 

Dans cette forêt, votre boussole perd le nord en vous indiquant le sud ou bien avec un écart de 90 degrés par rapport au nord. D’autres affirment que si vous suivez les indications de votre boussole, vous tournez en rond revenant ainsi à votre point de départ. Des dysfonctionnements provenant des outils de mesure digitaux ont aussi été remarqués.

 

Aokigahara est si dense que la lumière du soleil y pénètre très difficilement. Nombreux sont ceux qui affirment qu’il vous est impossible de vous diriger avec le soleil, car si vous levez la tête, vous ne voyez qu’une petite parcelle du ciel. A cause de la densité du feuillage, les GPS ne fonctionnent pas, bien que quelques personnes aient prouvé le contraire avec un GPS de meilleure qualité.

  

oakigahara

 

     Étant très similaire, le paysage crée, dans votre esprit, une distorsion du sens de l’orientation. De ce fait, les différentes directions qui s’offrent à vous se ressemblent toutes. Si vous regardez devant vous pour marcher droit, vous risquez fortement de glisser et de chuter : le sol paraît solide alors qu’en vérité, il se trouve souvent à 30 ou 40 cm plus bas, sous un tapis de racines et de feuilles, lesquelles créent une toile donnant l’illusion d’un terrain parfaitement plat. Aussi, cette forêt possède de nombreuses cavités énormes et profondes, formées par la nature même de sa base qui n’est que lave. Ces crevasses ouvrent largement leurs gueules sous la mousse et la végétation. Il est très facile de chuter à l’intérieur et de vous retrouver avec horreur, face à des squelettes qui moisissent là depuis fort longtemps. Aucune issue, ni aucun sauvetage n’est possible si vous êtes seul. Notons que d’étranges cavernes se terrent dans le sol de cette forêt. Plus étonnant, elles sont prisonnières des glaces y compris l’été.

 

Elle serait le lieu de nombreux suicides, d'où un grand nombre d'histoires de forêt hantée...

  

Forêt du suicide :

 

     C'est cette dénomination qui est la plus souvent utilisée pour la désigner, Aokigahara étant le premier endroit au Japon en terme de suicides et se plaçant même au second rang au niveau mondiale (après le Golden Gate Bridge). En effet, ce lieu sinistre attire les déçus de la vie comme un aimant et certaines années de "pic suicidaire", on arrive au résultat effroyable d'une centaine de cadavres découverts (cependant, les chiffres qui sont présentés tous les ans sont forcément en deçà de la réalité, puisqu'il est impossible de découvrir tous les corps dans cet espace sauvage et, comme dit plus haut, pas toutes les victimes ont souhaitées mourir...). Afin d'en trouver le plus grand nombre, un "balayage des suicides" (sic) est organisé annuellement, qui consiste en une association de policiers, pompiers et volontaires qui parcourent la forêt à la recherche des corps, suite à quoi, en octobre, les journaux japonais publient des articles donnant le nombre ainsi que des détails. Le graphique ci-dessous montre l'évolution de ce nombre entre 1998 et 2003.

 

suicide

 

     Aokigahara inspire un double sentiment aux japonais, un sentiment de peur d'abord (nombreux japonais n'osent même pas prononcer ce nom) et de profonde tristesse ensuite. C'est un haut sujet sensible pour le Japon et un véritable fléau, contre lequel le gouvernement tente de remédier par tous les moyens. Ainsi, des panneaux affirmant que la vie est précieuse et que le suicide n'est pas une solution ont été installé aux entrées et un peu partout à l'intérieure de la forêt, en plus de pancartes demandant de ne pas dépasser certaines zones, sous peine de mort, rendant l'endroit encore plus sinistre. Parmi ces panneaux, on peu lire notamment des messages signées "Département de la prévention du suicide", du genre :

 

  • "Votre vie est précieuse... Pensez à ceux qui vous aiment."

 

  • "Pensez-y encore une fois. S'il vous plait, cherchez de l'aide."

 

  • "Contactez les urgences avant de décider de mourir. S'il vous plait, reconsidérez votre geste."

 

oakigahara

 

     D'autres panneaux vous avertissent d'un danger mortel imminent en cas de dépassement des chemins balisés, même sur une courte distance. Tomber dans une crevasse est un des risques, ou bien vous égarer très facilement du fait de l'extrême densité de la végétation et de la similitude de l'environnement, pour ainsi finir comme "les autres". Sans compter du risque de se retrouver nez-à-nez avec un squelette, un cadavre en décomposition ou un corps fraîchement décédé... Pour en revenir aux suicides, il y a quelque années de cela, pour aller encore plus loin dans la dissuasion, la photo d'un pendu a été publié dans un journal, pendu qui n'avait plus de jambes, sans doute dévorées par des animaux sauvages, ce qui a montré la réalité - Aokigahara n'est, tout compte fait, pas un endroit si parfait que ça pour mourir...

 

oakigahara

 

     C'est la nouvelle Kuroi Jukai ("Mer noir d'arbres"), écrit en 1959 par l'auteur nippon Seicho Mastumoto, qui suggère pour la première fois qu'Aokigahara est "un endroit idéal pour mourir", idéal dans le sens de secret, sans que l'on puisse découvrir la dépouille du défunt. C'est donc a cet écrivain que l'on impute généralement d'être le déclencheur, du moins en grande partie, des nombreuses vagues de suicides que connaît cette forêt depuis les années 50. Mais c'est un autre auteur japonais, Wataru Tsutsumi, qui a façonné en détail la démarche suicidaire suivie dans cette mer végétale avec son roman éloquent "Le guide complet du suicide". Il décrit dans ce livre les différentes façons de se suicider ainsi que les risques encourus par chaque méthode et recommande de se pendre par la corde (la pendaison est la méthode la plus "populaire" à Aokigahara, encore aujourd'hui, a tel point qu'on croise de nombreuses cordes accrochées aux branches quand on s'y promène, vestiges des sinistres événements ; la seconde méthode suivie est celle de l'absorption de somnifères, se laissant ainsi aller à un sommeil éternel - comme avec les cordes, des boîtes de pilules y sont toujours visibles... ). L'auteur indique aussi très précisément les endroits de cette forêt maudite qui, selon lui, sont les meilleurs pour éviter que l'on retrouve les corps et ainsi conclure à une disparition mystérieuse. Avec la publication de son ouvrage, l'auteur a directement contribué à l'augmentation du taux de suicide qui touche cette forêt, les "nouveaux" suicidaires, en nombre de plus en plus croissant, adoptant massivement la pendaison comme moyen pour mettre fin à leurs vies et se trouvant souvent exactement aux endroits indiqué dans le livre, celui-ci étant même présent à coté de la dépouille dans de nombreux cas. Tsutsumi a donc participé indirectement au suicide de nombreux japonais, peut-être pas dans leur choix de le faire, mais dans la façon de le mettre en œuvre... Un autre japonais, le cinéaste Takimoto Tomoyuki, fit à son tour beaucoup parler de la forêt en 2004. Il réalisa le film "Mer d'arbres" à l'intérieure même de cette dernière et raconta ensuite aux journalistes qu'il y trouva, pendant les repérages du film, un portefeuille contenant 370 000 yen (2300 euro à l'époque) laissant ainsi supposer qu'Aokigahara est un terrain propice pour la chasse aux trésors. Il ouvrit ainsi la porte aux nombreux candidats à un enrichissement facile et rapide, ce qui ne pouvait qu'alourdir le triste bilan des morts suite à un égarement malheureux dans cette verdure vaste, dense et mortelle...

 

 

oakigahara

 

     Malheureusement, ce bilan ne cesse de croître avec la grave crise économique qui frappe le monde actuellement, du moins celui qui touche les morts par suicide. Les japonais ont toujours entretenu une "culture" du suicide et celui-ci est encore vu comme une façon très honorable de se sortir du chômage ou des problèmes d'argent. Un reportage récent de CNN parlait justement de la répercussion de la crise économique sur le taux de suicide au Japon et du fait qu'Aokigahara est plus que jamais la destination préférée des désespérés. Un japonais y été interviewé qui, après avoir été licencié et avoir perdu son toit, a essayé de se suicider dans la forêt en se coupant les veines (il a été trouvé par quelqu'un in extremis, à l'agonie). Il explique : "Ma volonté pour vivre a disparu. J'ai perdu mon identité et je ne voulais plus vivre sur cette terre, c'est pour ça que je suis allé là-bas. Vous avez besoin d'argent pour vivre et supporter votre famille (...). J'essaye de ne pas y penser (au suicide), mais je ne peux pas dire ‘jamais’. Pour l'instant la volonté de vivre est plus forte, mais elle peut à tous moments être brisée en ces temps durs...". S'il est amené a mettre fin à ces souffrances, il espère le faire à l'intérieure la sombre forêt. Il y a énormément de japonais dans ce cas, la perte d'emploi étant la motivation principale pour "franchir le pas". Rien que pour le mois de janvier 2008, 2305 suicides ont été enregistré au pays du soleil levant et ce nombre atteint les 2645 un an plus tard, ce qui représente une augmentation de 15 % due à la crise (il faut cependant noter que, contrairement aux idées reçues, le taux de suicide au Japon n'est pas si phénoménale que ça et que, proportionnellement à la population totale du pays, il n'est pas si éloigné de celui de la France, par exemple). Avec la conjoncture actuelle et les licenciements massifs qui se produisent quasi-quotidiennement, Aokigahara n'est pas prête de se faire oublier comme destination finale idéale...

 

Forêt hantée :

fantôme

 

     Les japonais sont profondément animistes et croient en l'existante d'une infinité d'esprits. Dans leur croyances populaires, si une personne meurt dans un sentiment de profonde haine, colère, tristesse, ou encore désir de revenge, son âme ne peut quitter ce monde et continue d'errer, apparaissant aux personnes touchées par le sort ou à ceux qui croisent son chemin. Ces âmes portent le nom de yurei et ont été illustré à de nombreuse reprises par le cinéma d'horreur japonais, le rendant le plus terrifiant de tous. Terrifiant, parce que contrairement aux film d'épouvantes occidentaux, où le fantôme souhaite quelque chose de précis pour pouvoir reposer en paix, les yurei sont souvent présentés comme ne voulant rien de spéciale, si ce n'est toucher un maximum de personnes avec la malédiction et ainsi ôter le plus de vies possible (dont l'exemple le plus célèbre est Samara du film The Ring, remake américain du japonais Ringu). Par définition, les victimes de meurtres ou de suicides se prêtent particulièrement à ce genre de malédictions, puisqu'ils meurent de manière violente, habitées par des sentiments propice aux futur yurei. Avec le nombre de suicides commis à Aokigahara, on dit de cette forêt qu'elle y est l'antre.

 

suicide

 

     Ainsi, elle est considérée comme le site le plus hantée du Japon. De nombreuses histoires font mention de personne qui ont été témoins d'effroyables apparitions fantomatiques, sans doute les esprits des égarés et des suicidés. Arrachés à la vie beaucoup trop tôt par une mort violente, ces fantômes vengeurs serrai condamnés a hanter la forêt pour l'éternité. D'après les spiritualistes, les arbres eux-mêmes serrai imprégner d'une énergie malveillante accumulée depuis des siècles. D'ailleurs même sans y croire, les arbres donnent l'impression d'être vivants, puisqu'ils ont poussé sur une terre incroyablement fertile (dont la base est de la lave) et ont ainsi des racines de toutes formes, s'apparentant parfois à des tentacules (on peut voir avec la photo de droite l'exemple d'un arbre qui donne l'impression de pratiquement marcher). L'énergie des arbres ainsi que les yurei ferraient tout pour vous attirer et vous empêcher de quitter ce lieu maudit. Le pouvoir d'attraction de la forêt a aussi été signalé par des militaires du camp d'entraînement qui se trouve aux abords de celle-ci, qui conseille de ne pas la regarder sous peine de succomber à son appel et de s'y retrouver sans le vouloir.

 

oakigahara

 

     Il y a une anecdote intéressante en ce qui concerne les gardes forestier qui y travaillent. Ils tombent parfois sur des cadavres en décomposition ou partiellement dévorés par des animaux, souvent pendus. Quand cela se produit, ils les ramènent dans le grand refuge d'Aokigahara et les entreposent ensuite dans une pièce spécialement réservée à cet usage. Cette pièce à deux lits - une pour le cadavre et une pour ... le garde. Cela peut paraître surprenant, mais on raconte que si le cadavre est laissé seul dans la pièce, le yurei qui l'habite se déplacera toute la nuit dans les dortoirs du centre par l'intermédiaire du corps sans vie tout en criant. Un tirage au sort est effectué pour désigner quel sera le garde qui veillera sur le mort et dormira dans la pièce mortuaire. Cela montre à quel point ils y croient et à quel point ils ont peur des âmes déchues - ils préfèrent dormir près du corps, même si ce n'est pas agréable, plutôt que de prendre le risque de croiser un quelconque yurei potentiel, dont l'existence est loin d'avoir été scientifiquement prouvée.

 

oakigahara
oakigahara

 

     A noter aussi que les japonais qui se donnent la mort, par exemple suite à la perte de leurs emplois, connaissent le "risque" de finir en yurei, le suicide y étant particulièrement favorable (par définition). Ils préféreront donc errer à jamais et hurler leur souffrance à travers le vent, plutôt que de rester sans travail, considéré comme quelque chose de "honteux".

 

En tout cas, s'il y a un endroit au monde où l'on peut croiser des yurei, c'est bien dans la forêt d'Aokigahara. C'est la combinaison parfaite entre phénomènes paranormaux et la folie des hommes (folies, parce qu'il n'y a que les hommes qui se suicides, même si les animaux n'ont pas la perception de leur mort future, mais ça c'est un autre débats...). Il doit bien y avoir quelque chose, quelque chose de surréel. D'ailleurs, la majorité des visiteurs, croyant aux fantômes ou pas, font état d'une atmosphère très sinistre, de quelque chose de pesant. Mais si les yurei sont tels qu'ils sont présentés dans les films japonais, alors Aokigahara est le plus terrifiant endroit qui existe sur terre...

  

oakigahara

Forêt de l'adrénaline :

 

     C'est bien connu, l'être humain aime avoir peur, c'est un sentiment qu'il recherche. Une peur raisonnée et modérée de l'inconnu permet une certaine ouverture d'esprit et peut devenir facteur d'exaltation de la curiosité, de la recherche. Aokigahara est l'endroit idéal pour les chercheurs de sensations fortes qui sont justement à la recherche de cette peur, c'est le paradis de l'adrénaline. Voici quelques raisons qui énumèrent pourquoi :

 

Dès la seconde où l'on met les pieds dans la forêt, on ressent une atmosphère pesante. Il y a sans doute une explication psychologique, mais on la ressent et on commence inévitablement à penser à tout ce qui se dit et a tout ce qui s'y est passé. On est à l'affût de chaque détail et tout nous parait suspect, le moindre bruit, le moindre mouvement, que l'on explique d'abord par une "présence".

  

oakigahara

 

     En s'enfonçant dans la forêt, on commence légèrement à paniquer de peur de se perdre, tout en continuant de marcher. On est tenté de s'écarter un peu du chemin principal, histoire d'admirer encore plus le magnifique paysage ou de voir ce qu'il y a au-delà - à chaque mètre passé, la peur de s'égarer devient de plus en plus présente, tout se ressemble tellement, la forêt est si dense... Il n'y a pas de chemin en ligne droite possible, il faut sans cesse contourner des obstacles, des racines, à tell point, qu'à certains endroits il faut une heure pour parcourir 300 mètres - d'où une grande probabilité de se perdre. On regarde attentivement où l'on met les pieds, pas par pas, de peur que les racines ne cache une crevasse et que l'on y tombe, car si ça arrive, ce sera la mort assurée - il n'y aura aucun moyen d'obtenir de l'aide, le téléphone portable ne captant pas de signale, on se sera enterré vivant... On n'ose même pas soulever la tête vers le ciel, tellement on est concentré par notre "survie", ciel qui est à peine visible, caché par les branche d'arbres, comme si ces-derniers voulaient empêcher que notre chemin ne soit éclairé... Des entrées de cavernes sont présentes un peu partout de par le sol, devant lesquelles on passe avec une marche lente, prudente et inquiète - on pense forcement aux nombreuses histoires de chauve-souris géantes et au fait que ces cavernes sont prisonnières des glaces même pendant l'été, ce qui nous fait penser qu'elles abritent quelque chose de paranormal. On s'attend aussi à tout moment de tomber sur un squelette, un cadavre en décomposition ou encore sur quelqu'un qui essaye de se donner la mort.

 

oakigahara

 

     Bien plus que les fantômes, c'est les hommes qui sont dangereux. C'est l'endroit parfait pour commettre un meurtre ou pour que le meurtrier y entrepose un corps, puisque les autorités conclurons à une disparition ou à une suicide s'ils trouvent le corps. Et parmi les 130 millions de japonais, combien sont les déséquilibrés qui iront dans la forêt rien que pour entretenir la légende en contribuant à la disparition des visiteurs? On se pose ces questions et chaque personne que l'on aperçoit nous paraît suspecte. Elle est peut-être suicidaire et n'est donc pas, par définition, dans son état normal - elle peut réagir de façon violente en vous voyant, encore plus si vous essayer de la dissuader... Sans compter des nombreux plaisantins et autres collégiens qui y vont dans le seul but de vous faire flipper en émettant divers bruits et chuchotements et ainsi contribuent au mythe à leur tour...

 

Comme si le décor naturel n'était pas déjà assez sinistre et digne des plus effrayantes histoires d'épouvantes, la présence de certains objets renforce cette atmosphère. Ainsi, il est tout à fait probable de tomber, en se promenant, sur des objets appartenant au personnes décédées, comme par exemple des vêtements, un journal intime, une photo déchirée, une boîte de pilules vide et même des cheveux féminins coupés. Bien évidemment, c'est la présence des nombreux panneaux vous suppliant de ne pas vous suicider ou de ne pas entrer dans certaines zones mortelles, mais surtout celle de cordes suspendues de par les branches d'arbres ayant servis les pendus, qui contribuent le plus à cette ambiance mortuaires, même si certaines cordes sont sans doute des mises en scènes...

  

oakigahara

 

     Tous ces faits juxtaposés font qu'en ressort grandit de cette aventure (s'il l'on ressort...), avec un sentiment de profonde satisfaction, limite de légère supériorité. En effet, c'est comme le saut en parachute - on vient de vivre une expérience hors du commun, que la plupart de gens n'ont pas connu, d'autant plus sensationnelle, si l'on avait peur initialement. C'est là le vrai courage, avoir peur, mais y aller quand-même, surtout si l'on le fait en solitaire... Et après l'avoir fait, on se sent pousser des ailes et on ne demande plus qu'une chose - remettre ça au plus vite. D'ailleurs peu sont les gens parmi ceux l'ayant visité à n'y être jamais retourné ou du moins, ne pas avoir souhaité le faire... Elle fascine et vous attire, inextricablement...

 

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