France Hantée : Charente maritime 17

  • - Béligon
  • - Montils
  • - Saint-Palais-de-Négrignac
  • - L’île de Ré
  • - La Rochelle
  • - Le Douhet
  • Plassay
  • - Angoulins
  • - Pont l’Abbé d’arnoult
  • - Saint Jean d Angély

Béligon :

 

Un château d’eau, des chambres d’hôte, un grand pré vert et des arbres. C’est le site de Béligon, juste à la sortie nord de Rochefort au-dessus des 4 voies. C’est là, dit-on, qu’à l’époque gallo-romaine, alors que la région était tiraillée par la tyrannie des Romains et la cruauté des Normands, un jeune Gaulois découvrit t une « femme aux formes flétries, au teint hâve, à la chevelure grisonnante et parlant plusieurs langues » et qui, dans un long discours prémonitoire annonça l’invasion des Arabes, la peste à Constantinople et tous les tremblements de terre qui allaient suivre. Une sorcière, quoi. Pour avoir dit tant de vérités si dures à entendre, on lui fendit le crâne. Et forcément, son âme continue à hanter les lieux. Comme on la comprend.

 

Montils :

 

Au nord de Montils sur la D 233, il existe une bien curieuse croix « édifiée par Maître Pierre Dandonneau en l’année 1626 ». La légende dit qu’elle rappelle la mémoire d’un marchand de bestiaux dévalisé et tué à coups de gourdins par des bandits de grands chemins et que ces mêmes bandits auraient été dénoncés par des… oies sauvages ayant assisté au meurtre. Pas si bêtes, ces oies.

 

Saint-Palais-de-Négrignac :

 

Dans la campagne autour de Saint-Palais-de-Négrignac, on peut apercevoir des cercles réguliers où l’herbe y est plus haute qu’ailleurs. Il se raconte que les fées, après avoir dansé, s’assoient en rond pour se reposer et que, là où elles ont posé leur auguste postérieur, toute plante pousse plus vite.

 

L’île de Ré :

 

Il semblerait que certains soirs où le brouillard se fait dense dans l’île de Ré, si l’on tend bien l’oreille près de la pierre du vieux pont de Feneau, entre Loix et La Couarde, on entende de curieux gémissements : des gémissements humains ainsi que d’une voix sourde, répétant inlassablement « Tue, tue… ». Aucun doute, il s’agit des plaintes des 1 000 soldats du duc de Buckingham massacrés en 1627, sous ce même pont de Feneau et, en écho, de l’âme des Français harrangués par leurs gradés pour achever les Anglais.

 

ile de Ré

La Rochelle :

 

Dans la maison Henri II rue des Augustins, les invités passent des nuits agitées. De nobles fantômes y rôderaient. 

Des têtes de taureaux énucléées, des diablotins rivalisant de grimaces et de cruauté : la façade de la maison Henri II, rue des Augustins, à La Rochelle, entretient sa légende : celle d'un lieu hanté depuis des siècles par de mystérieux spectres que l'on dit de sang - ou plutôt d'ectoplasme - royal. Au-dessus des bas-reliefs, deux galeries Renaissance trichent avec la réalité. 

Elles ne mènent sur rien. Elles sont aveugles ou fantômes, comme un décor de théâtre. On pourrait presque dire que la maison Henri II n'existe pas tant elle repose sur un caprice d'architecte. Mais elle existe pourtant, simple façade XVIe épaulée par deux corps de logis. L'un d'eux abrite aujourd'hui le centre Intermondes où sont logés, toute l'année, des artistes ou écrivains des cinq continents en résidence. 

 

la rochelle

 

Il dessine son fantôme 

"En 2010, nous avons hébergé pendant trois mois un dessinateur de Bombay, Hemant Morparia. Sans doute était-il habitué au bruit. Là, il se trouvait seul à dormir la nuit dans la maison Henri II. On était en janvier. Un matin, il est arrivé dans mon bureau en me disant qu'il ''flippait'' parce qu'il entendait marcher la nuit au-dessus de sa chambre, me demandant si je voulais pas dormir à côté pour le rassurer", raconte Edouard Mornaud, directeur du centre Intermondes. 

"Il a ajouté : ''Je me suis levé pour boire un verre de lait et j'ai senti une présence à mes côtés''. Je lui ai dit de plutôt boire un verre de vin. C'est ce qu'il a fait et n'a plus jamais entendu de bruits suspects", plaisante Edouard Mornaud. Hemant Morparia a exorcisé avec humour ses apparitions nocturnes dans un dessin de presse (lire ci-dessous). 

"Je n'ai jamais parlé à mes invités de la légende du fantôme de la maison Henri II. Mais Hemant n'a pas été le seul à me parler de ces bruits de pas au plafond. Il y a également un invité australien et un guitariste chilien." 

L'aile gauche du logis possède trois chambres. Aucune n'a de pièce ni de combles au dessus. Elle possède aussi une cave voûtée, sans électricité, dans laquelle Édouard Mornaud admet ne s'être jamais aventuré. Donnait-elle accès à un souterrain ? Étrange lieu. La galerie du 2e étage, toute habillée de boiseries, héberge les collections de la société d'archéologie. Des pièces qui remontent à un passé très lointain ou trolls et sorcières hantaient les esprits. 

Tout divague 

Mais l'esprit qui hante les lieux semblerait plutôt de souche noble. Et les frayeurs nocturnes d'Hemant Morparia et de ses compagnons des quatre coins du monde ne sont pas les premières rapportées aux hôtes des lieux, les contemporains ou ceux qui les ont précédés. 

Ainsi certains hôtes des lieux affirmaient-ils, au XIXe siècle, avoir vu défiler quelques membres des familles royales au-dessus de leur lit pendant la nuit. Et Henri II n'y est pour rien puisque le fils de François Ier ne mit pas les pieds dans ce bâtiment qui ne porte son nom qu'en raison des "H" d'Henri sur les caissons de la galerie. 

D'autres caissons portent trois croissants de lune entrecroisés, ce qui fit croire, toujours au XIXe, qu'elle aurait pu être la maison de Diane de Poitiers, par ailleurs favorite d'Henri II. 

L'historien rochelais Jean Flouret hausse les épaules. « Tout ça c'est des bêtises. Des racontars sans intérêt. J'ai certes connu une demoiselle d'un âge certain qui venait tous les ans à La Rochelle pour visiter et revisiter la maison Henri II dont elle était tombée amoureuse. Un jour, elle m'a affirmé avoir vu une apparition dans la galerie. Mais je dois vous dire que j'avais toujours pensé qu'elle avait un peu l'esprit un dérangé. » 

L'esprit, les esprits… Dans la maison décor, tout divague un peu. 

"Il y a quelque temps, nous avons reçu un écrivain du Burundi en résidence. J'ai préféré ne pas lui parler de cette histoire de bruits et de frayeurs nocturnes. Je craignais que cela le perturbe" , poursuit dans un grand sourire Édouard Mornaud qui prend la chose avec… esprit. C'est vrai que si la magie africaine se mélange aux spectres de la Renaissance française, cela risque de déboucher sur un étrange produit littéraire.

 

Le Douhet :

 

ARTICLE DE SUD OUEST DU 24/7/2012 :

Des siècles qu'il hantait la fameuse chambre jaune. Mais après une opération immobilière, il semble que le fantôme ait disparu. Il ne se manifeste plus

 

le douhet

 

Didier Catineau dans le salon de la Lanterne. Ici, il a réuni 25 écrivains et poètes. 

Didier Catineau pleure un être cher : le fantôme de la chambre jaune. Cela fait des années qu'il n'est pas venu égayer les nuits du château du Douhet en faisant claquer les volets ou s'appuyant de tout son poids sur le sternum ou les jambes des jeunes filles ensommeillées. "Car c'est un fantôme coucheur", annonce, avec malice, l'écrivain saintongeais.

C'est ou c'était un fantôme coucheur ? La question se pose avec gravité. Magnifique bâtisse du XVIIe siècle bâtie sur les ruines d'un château fort et au milieu d'un parc de 24 hectares, le château qui appartint pendant plus d'un demi-siècle à la famille Damilleville, a d'abord été à l'abandon pendant près de dix ans avant d'être vendu à un promoteur pour y réaliser des appartements. Une trentaine. Naturellement, rien n'a été modifié de l'extérieur du bâtiment classé aux Monuments historiques ni dans son parc. Mais à l'intérieur, les investisseurs ont aménagé les logements pour les rendre fonctionnels à l'habitation.

"La chambre jaune ? Vous ne la reconnaîtriez plus. Quoique c'est resté une chambre", commente le gardien Michel Baland, chargé d'entretenir ce joyau.

Car c'est bien dans cette chambre jaune, clin d'œil à l'œuvre de Gaston Leroux, que l'esprit malin se manifestait jadis le plus fréquemment en "oppressant" les jeunes guides du château, du sexe féminin de préférence, qui y dormaient pendant l'été. La chambre jaune fait désormais partie de l'appartement 19, rez-de-chaussée, porte à gauche et a été repeinte. Et plus de nouvelles du fantôme coucheur depuis des lustres.

L'esprit saintongeais 

"Des bruits, j'en ai bien entendus la nuit. Mais c'était des vandales ou des voleurs qui venaient piller le château, et pas le fantôme", raconte, encore, Michel Baland, en poste depuis trois ans.

Jacques Tanner, le maire du Douhet, se réjouit que le château revive, même sans les touristes. " Il était dans un tel état d'abandon."

La façade est propre et nette, il y a des sonnettes aux portes, des boîtes aux lettres, un parking, des conteneurs pour les poubelles. Le lierre et les herbes folles ont renoncé. Tout est donc au mieux dans le meilleur des mondes possibles. Et pourtant, il flotte dans l'air comme un parfum de nostalgie. " Rendez-nous le fantôme ", supplie-t-on au café-bar L'Aqueduc romain, plus proche voisin du château. C'est que, mine de rien, cette histoire de chambre jaune hantée attirait les touristes jadis. Le spectre faisait vivre le petit commerce.

Au début des années 2000, Didier Catineau, dont l'un des amis vivait au château, y a organisé quelques soirées mémorables avec des écrivains, poètes et journalistes. "C'était pour honorer l'esprit saintongeais en rencontrant l'esprit de la chambre jaune. On faisait un bon dîner et après chacun allait se coucher dans le château. J'avais demandé à chaque participant d'écrire une petite nouvelle sur sa nuit au château. Malheureusement, je n'ai pas pu les publier. Certains l'ont fait à titre individuel".

Ont-ils vu ou entendu le fantôme ? " Il s'est passé plein de choses étranges et je peux vous dire que les plus incrédules n'étaient pas fiers au petit matin", affirme Didier Catineau.

« Un soir, on avait amené un jeu de cartes. Le conteur Pierre Dumousseau s'est exclamé : ''si je retourne cette carte et que c'est le valet de trèfle, c'est que l'esprit est là. Il l'a retourné et c'était le valet de trèfle. Au même moment, une chouette s'est envolée juste devant la fenêtre. On avait la chair de poule." Car l'une des légendes du château dit qu'un certain seigneur Aldebert, amoral et paillard, aurait violenté une jeune fille dans les parcs il y a fort longtemps et que la grand-mère de la victime lui aurait jeté un sort en le transformant en chouette.

Et que l'âme maudite d'Aldebert continuerait de hanter les lieux sous la forme d'une effraie, autrement appelée dame blanche.

Il ne donne signe de mort 

L'autre légende dit que l'esprit coucheur du Douhet serait celui de Mathieu Faure, maire de Saintes au début du XIXe siècle, enterré dans le parc du château. En chouette ou en drap blanc, le fantôme du Douhet n'a visiblement pas apprécié les transformations de ces dernières années. Il ne donne plus signe de mort.

Ni dans le salon de la Lanterne qui, avec ses magnifiques boiseries, est resté pièce commune, ni dans les fours à faïence médiévaux où, dit-on, Bernard Palissy aurait exercé ses talents, ni dans la mystérieuse salle ogivale souterraine fréquentée par les chauves-souris et les salamandres et dans laquelle, un trou s'ouvre sur l'obscurité. Le spectre brille par son absence. Définitivement ?

"Je ne pense pas qu'il y ait quelque chose après la mort. Mais je crois que certaines personnes ne partent pas complètement", conclut, énigmatique, Didier Catineau.

 

Plassay :

 

Dans la demeure familiale, des plaintes suintaient des murs et une fausse lune captivait les insomniaques. Simple chimère ?.

Alix Charrier est une belle dame élégante de 91 ans au teint diaphane, aux yeux bleu clair et au sourire racé. Elle promène sa silhouette vaporeuse dans des pièces chargées d'histoire avec des portraits d'ancêtres aux murs, des meubles qui sentent la cire d'abeille et des boiseries peintes du XVIIIe. Elle vit au logis de Plassay, superbe demeure à deux niveaux, avec un grand fronton triangulaire et au milieu d'un grand parc bordé d'arbres séculaires. C'est la maison familiale des Charrier depuis des générations. Elle est veuve mais de filles en neveux, de petits-enfants en petites nièces, le logis continue à s'égayer de cris de joie. D'autant qu'en juillet, une aile accueille les festivaliers de Saintes. Les fenêtres et les volets s'ouvrent et se ferment. La demeure vit.

"Le fantôme ? C'était surtout l'affaire de mon mari. C'était un imaginatif. Il vivait beaucoup avec ses ancêtres. Il entendait des bruits et des bruits et des gémissements dans ce mur-là", raconte Alix en montrant une cloison de pierre de 50 centimètres d'épaisseur séparant le salon du bureau. "Mais toi, ma tante, tu te souviens bien de ce cercle lumineux qui nous avait réveillés pendant une nuit sans lune", intervient Jean Charrier, son neveu. " Peut-être bien. C'est très loin tout ça ", répond Alix.

Légendes et fantômes

Tout l'été, le mardi, nous vous donnons rendez-vous avec le mystère. Nous relatons des histoires de lieux hantés ou de sombres légendes. Avec le recul nécessaire, nous faisons témoigner professionnels de l'ésotérisme ou historiens.

Une lueur jaune 

Jean avait 17 ans. Et au cœur de cette nuit sombre alors que les volets de sa chambre étaient ouverts, il a soudain vu apparaître une lueur jaune et circulaire. " Ça a duré au moins 10 minutes. Cela semblait diabolique. J'en ai appelé à Satan ", sourit le neveu d'Alix aujourd'hui grand-père.

Et le lendemain au petit-déjeuner, Alix qui avait vu la même chose dit avoir imploré Dieu et la Vierge Marie.

"Le surnaturel, on n'y a jamais cru plus que ça. Quand on vit dans une vieille maison en pleine campagne, les volets qui claquent, la charpente qui craque ou le chat-huant, on a l'habitude. Mais là, il s'est vraiment passé des choses étranges ", poursuit Jean Charrier.

L'affaire de la fausse lune passée, les gémissements se poursuivirent. Pas une fois, mais 20, 30 ou 40 fois. C'était devenu habituel. Après avoir pensé à une plainte animale, toute la famille s'était mise d'accord sur le fait que c'était une lamentation humaine. Mon oncle s'était mis à parler au fantôme. On l'entendait dire : ''Mais qui êtes-vous, Monsieur ? Au moins présentez-vous''. Je me souviens même d'un jour où il nous a fait beaucoup rire. Il disait : ''Mais Mam'zelle, voulez-vous bien sortir ?. Naturellement on croyait qu'il dialoguait avec le spectre. Mais pas du tout. Quand on est entré dans la pièce on l'a vu qui interpellait une… couleuvre de 2 mètres de long qui avait élu domicile dans son bureau".

Sans doute un Anglais 

On l'aura compris : le fantôme de Plassay, qu'il fut gémisseur ou lumineux, a captivé l'attention de toute une famille. Isabelle et Véronique, les deux filles d'Alix peuvent témoigner elles aussi de "phénomènes" inexpliquées survenues tant dans la chambre verte, que dans la grise ou la rose. Et comme il y a 10 chambres au logis, le spectre avait de quoi se régaler la nuit pour faire bruisser ses draps ou cliqueter ses chaînes.

Qui était-il donc ? Un emmuré, sans doute un Anglais. Voilà ce que disent l'histoire et la raison. Le logis ayant été reconstruit au XVIIIe sur les ruines d'un château médiéval qui avait connu les horreurs de la guerre de Cent ans (lire ci-dessous), tous les Charrier s'accordent à dire que seul un soldat de la perfide Albion pouvait geindre ainsi dans la nuit et que son âme impie devrait errer quelque part entre la souillarde et le vieil escalier en colimaçon s'enfonçant jusqu'à la cave voutée.

18 alambics 

Il se murmure aussi que les lointains ancêtres des Charrier n'ayant pas toujours mené une vie monacale - ils eurent jusqu'à 18 alambics - il devait sûrement se trouver dans les murs une âme damnée de la famille à ne pas avoir trouvé le repos éternel. Mais tout cela n'est que médisance.

La vérité vraie c'est que quand Alix et son mari ont ouvert, dans les années 70, leur demeure au tourisme rural et au festival de Saintes, beaucoup d'Anglais mélomanes sont venus dormir dans les chambres de toutes les couleurs. Et comme par miracle, le fantôme ne s'est plus manifesté. D'aucuns disent qu'ils ont simplement su lui parler et le raisonner.

Et dire qu'il suffisait de donner quelques cours d'anglais aux Charrier pour régler le problème.

 

Angoulins :

 

Devant cette villa à l'abandon depuis une cinquantaine d'années, la pancarte "Maison piégée" est affichée sur le flanc de ce sombre pavillon. Mais qui hante vraiment les lieux ? 

L'entrée lugubre, de la maison dite hantée d'Angoulins, située au 39 de l'avenue du Commandant-Lysiack.

Tremblez, braves gens ! Au 39 de l'avenue du Commandant-Lysiack à Angoulins, la famille Addams vous attend pour vous jouer des tours à sa manière. Mais ne cherchez ni Morticia, ni Gomez, ni Mercredi, ni Pugsley, ni oncle Fétide. Il y a belle lurette qu'ils ont quitté les lieux.

En revanche, la pancarte "Maison piégée" est bien réelle sur le flanc de ce sombre pavillon entouré d'une végétation anarchique. Piégée par qui ou pourquoi ? Un voisin hausse les épaules en souriant: "Ils ont sans doute voulu faire croire qu'il y avait un fusil braqué sur la porte d'entrée."

"De drôles de bruits" 

Il y a près d'un demi-siècle que la villa Les Platères, construite sur le modèle des maisons basques, est à l'abandon dans ce quartier calme d'Angoulins, un demi-siècle que les gamins du quartier jouent à se faire peur en y scrutant la pénombre, au travers de la porte d'entrée en lambeaux. Cette porte mystérieuse que des ados plus audacieux poussent régulièrement pour transgresser la notion de propriété. "Après une soirée un peu trop arrosée, on s'est endormis sur place avec des copains. Mais le matin, on est partis en courant. On a entendu de drôles de bruits. Une porte qui s'ouvrait et se refermait. Je vous assure qu'on n'était pas seuls", raconte sous le sceau de l'anonymat l'un des ces ados qui, dans les années 90, y avait joué les aventuriers.

Il habite toujours le quartier, s'est marié, et est aujourd'hui père de famille. "Mais je ne suis jamais retourné dans la maison hantée. Après coup, je me suis dit que j'avais rêvé ou que des squatters avaient investi une chambre pendant notre sommeil". Possible, vu le nombre de "résidents clandestins" qu'a accueillis le pavillon en cinquante ans.

Jadis propriété d'une vieille dame habitant Grolleau et veuve d'un Américain ayant fait fortune en Afrique, la villa des Platères n'a pratiquement jamais été habitée officiellement. Ou du moins dans le quartier, personne ne se souvient y avoir été invité à dîner par qui que ce soit. Ni famille Addams, ni Docteur Edwardes, ni Norman Bates (1) ni autre famille conviviale ou inquiétante.

"La maison est même rayée du cadastre. Je le sais parce que je faisais partie de la commission qui l'a déclassée. C'est ce qui arrive aux maisons en état de ruine", explique encore un voisin. Rayée du cadastre, donc supposée ne plus exister. Comme une maison fantôme. La mairie aimerait bien d'ailleurs acquérir le terrain. Mais jusqu'alors les négociations avec les deux héritiers n'ont pas abouti.

En attendant, les volets qui claquent, les arbres qui bruissent sur les flancs du bâtiment alimentent les rumeurs sur la présence d'esprits maléfiques dans les lieux.

Plusieurs fois, des incendies se sont déclarés à l'intérieur. Des feux follets ?

"Vous plaisantez ? Ce sont les gamins qui viennent y fumer toutes sortes de choses."

Un véritable capharnaüm d'objets hétéroclites y sont désormais entassés dans l'entrée. Un vieux calendrier Air France, une valise vide éventrée, une veste sans couleur, des cartons, des cageots, des bouts de tissus…

"Il y a quelques années, les héritiers sont venus récupérer ce qui était récupérable ", précise pourtant un riverain. Et puis plus rien que des passagers de la nuit venant jouer au fantôme ou le chasser.

 

angoulins

Pont l’Abbé d’arnoult :

 

Un homme se livrait clandestinement à une collecte de pierres taillées dans les vieilles ruines de la vieille église Saint Thomas, situées au voisinage du bourg de Sainte Radegonde.

Il travaillait dans le bâtiment et la pratique du vil constituant un délit, il n opérait bien sûr que la nuit. C’est donc sous les rayons de la lune qu’il se rendit, avec quelques complices, dans les sinistres ruines encadrées par un très vieux cimetière. L’équipe de trois hommes se tenait dans un tombereau destiné à transporter les pierres récupérées, et, conduite pour l’occasion par un vieux cheval.

Alors que le groupe arrivait le long des premiers murs abattus de l’édifice, les caprices de la lune projetèrent l’ombre de chacun agrandie sur ce qu’il restait des vieux murs du monument ruiné.

Et bien qu’ils n’aient été que trois, quatre taches bien distinctes étaient pourtant projetées.

Il y avait là, à leurs côtés dans le chariot, un hôte inconnu et invisible.

Cette quatrième ombre s estompa peu à peu, à mesure qu’ils entraient dans l’enceinte consacrée du cimetière.

L’épouvante que provoqua cette mystérieuse apparition, ressenti comme une menace, sonna le glas pour les trois hommes qui n osèrent plus s’aventurer la nuit dans les vestiges de la vieille église.

 

Saint Jean d Angély :

 

Cette vaste demeure féodale, le château du vert galant, aux murs parfois épais de trois mètres, comporte tout un réseau de caves et de souterrains dans lesquels, selon la tradition, se trouverait un trésor.

Mais voilà, ce trésor, on ne peut guère s’en emparer, car la maison est hantée et même maudite, comme en ont toujours témoigné ses multiples propriétaires.

Une équipe de chercheurs se rendit sur place, il y a peu, pour élucider ce mystère et percer le secret du trésor, et à cette occasion détecta la présence d’un caveau situé sous la cave.

Les fouilles qui suivirent étaient à peine commencées que des gémissements se firent entendre dès la lumière électrique éteinte.

Puis peu à peu, mais assez rapidement, des fantômes se manifestèrent dans toute la maison, des claquements de portes, des coups dans les murs, des cavalcades dans les couloirs, des portes d’armoire s ouvrant brusquement.

Les fouilles ne purent finalement jamais être menées à terme, et elles durent même cesser dès le premier jour.

Selon un médium, tout ce tintamarre serait dû au fait que la cave servait autrefois de salle de torture, et les âmes des suppliciés incrustés là se manifesteraient immédiatement en cas de profanation de leur cercueil de pierre.

 

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