Le bénitier et les Statues

Remerciements à,

Mr Jean-Pierre Garcia

Extrait du site http://www.rennes-le-chateau-archive.com

Partie III :

Le Bénitier

Le diable Asmodée :

diable

     Voici un autre symbole célèbre de Rennes le Château. Dès que l’on franchit le porche de l’église, on est accueilli sur la gauche par un bénitier bien mystérieux et qui ne laisse pas indifférent.

Pour tous les chercheurs, il représente un classique de l’imagerie ésotérico-mystique de Béranger Saunière. 

 

     Le premier regard se porte immanquablement vers le bas du bénitier où se trouve un diable hideux et inquiétant que Gérard de Sède a tout de suite associé à Asmodée, le gardien des trésors du temple.

 

benitier

     Ce qui frappe dans la sculpture est la posture incroyablement inconfortable du diable. Il n’est ni agenouillé, ni debout, ni accroupi. Il se prépare à se lever ou à s’asseoir et se serait retrouvé dans cette position douloureuse.

 

Sa main gauche paraît relever son vêtement pour faire apparaitre son genou droit et une partie de sa cuisse. Sa main droite fait un geste des plus étranges, comme si elle voulait former la lettre O ou quelque chose de rond. En fait, il faut savoir qu’en son temps, Béranger Saunière avait placé un trident dans la main de la statue afin de faire plus vrai. Celui-ci faisait à l’origine partie du personnage mais il fut retiré par la suite.

 

Le diable grimace de manière hideuse. Il porte sur son visage une expression d’intense douleur dû à l’inconfort extrême causé par sa position. Quiconque tenterait de prendre cette posture la trouverait très rapidement insoutenable. 

diable

 

     Sa tunique de soie verte est très belle et luxueuse comme d’ailleurs tout le statuaire. Il porte à la taille une ceinture dorée qui parait être un anneau d’or plutôt qu’une lanière de cuir ou de tissus.

 

Le diable porte des fonts baptismaux sur ses épaules. Il faut d’ailleurs noter que ces fonts sont représentés par une coquille d’huitre géante rappelant étrangement les deux bénitiers de l’église Saint Sulpice à Paris. 

 

Le fauteuil du diable près de Rennes les Bains

diable

     Certains auteurs prétendent qu’il est assis sur un petit siège invisible. Mais si l’on inverse l’allusion (technique d’inversion chère à Saunière et qui est aussi une règle sue l’on retrouve dans toute l’affaire), le siège invisible pourrait se transformer en « fauteuil du diable.

 

Or ce site existe !! il se trouve non loin de la « source du cercle » près de Rennes les Bains. 

 

     De nombreuses théories circulent à propos des caractéristiques anatomiques de ce diable, mais aucune d’entre elles n’a apporté une contribution importante à l’éclaircissement du mystère.

 

Une énigme supplémentaire est celle des inscriptions étranges ressemblant à des coups de griffes.

 Elles sont visibles uniquement sur l’aile gauche du diable. Peut-on réellement penser que ces marques soient là par accident ? peut-on croire que l’artisan et Béranger Saunière aient pu ne pas les remarquer ? 

 

Les Anges :

anges

     Légèrement en arrière et au-dessus du diable se trouve un groupe de 4 statues d’anges.

 

Chacun de ces anges est en train d’exécuter un des mouvements qui composent le signe de la croix. A l’exception peut-être de l’ange qui se trouve dans la position la plus élevée, et celui qui est agenouillé, car ceux-ci semblent voir quelque chose qui se passe au loin et pointer du doigt quelque chose qui se trouve vers le bas.

 

Au pied du groupe d’ange se trouve l’inscription :

« Par ce signe tu le vaincras » 

 

     Juste en dessous de l’inscription se trouve une petite plaque ovale sur laquelle sont écrites les lettres BS. En dessous de cette plaque se trouvent deux salamandres dont la queue soutient un anneau placé au sommet d’une pomme de pin. Des flammes semblent surgir tout autour d’elles.

 

Etant donné la proximité avec le diable, la conclusion qui vient immédiatement à l’esprit est que cette plaque BS se réfère au diable : « par ce signe tu le vaincras ».

 

A nouveau, ce qui est intéressant, c’est cette expression qui comporte 22 lettres.

  

L’inscription BS :

beranger sauniere

     Comme si le groupe des statues d’ange n’invitait pas déjà assez la curiosité, une nouvelle énigme se trouve juste au-dessous.

 

On peut lire sur une plaque ovale noir sur fond rouge l’inscription BS. En dessous et chaque côté se trouvent deux salamandre. 

 

Beranger sauniere

 

     Voici donc un autre défi posé aux chercheurs. Que peuvent signifier ces initiales ? Pendant de nombreuses années les auteurs n’ont pas manqué d’imagination pour proposer une solution. Je n’en retiendrais que quelques-unes qui sont aussi les plus classiques :

 

BS comme Béranger Saunière

 BS comme Boudet Saunière

 BS comme Blanchefort Seigneur

 

Je conserve tout de même une large préférence pour Boudet Saunière qui est très belle manière de signée en laissant le doute avec Béranger Saunière. En Effet, si l’on considère ces initiales comme la signature de Saunière, quoi de plus normal. Après tout, l’église de Rennes le Château est officiellement sa création et il ne s’en est jamais caché.

 Mais si l’on choisit Boudet / Saunière, la signification est tout autre. Cette inscription devient alors une preuve manifeste qu’Henri Boudet participa à la conception et à la décoration de l’église.

 Compte tenu des recherches actuelles, il semble bien que cette solution doit être privilégiée.

 

Mais il faut aussi être prudent. Boudet, dans son art de la cryptographie, nous a habitués à peser les mots, les symboles et les doubles sens.

 

Plus les années passent et plus certains détails s’estompent et disparaissent. Heureusement, la photo est là pour rétablir la vérité. L’inscription BS que nous voyons aujourd’hui a été malheureusement restaurée sans respecter la typographie d’origine. Or, Saunière ou Boudet semblent avoir choisi une forme de caractère bien particulière et inexistante ailleurs dans l’église. Ceci, comme tous les autres symboles, n’a pu être choisi au hasard.

 

Certains auteurs ont vu dans ces symboles le 8ème signe zodiacale du scorpion. Il est vrai que Boudet est né le 16 Novembre, signe du scorpion.

  

Les salamandres :

beranger sauniere

 

     Sous la plaque portant les lettres BS, on peut voir deux salamandres desquelles jaillissent des langues de feu. La salamandre a toujours été considérée comme une créature mythique née du feu, vivant dans le feu, et mourant que lorsque les flammes qui l’ont vu naître s’éteignaient. Elle symbolise un reptile maudit dont sa morsure rendrait un homme chauve et serait même mortelle. Les deux queues semblent tenir un anneau déposé au sommet d’une pomme de pin. La position des salamandres proches du diable juste en dessous, pourrait faire allusion à leur origine.

 

salamandre

     La salamandre a fréquemment été adoptée comme emblème du courage et de patience dans la souffrance. Jean d’Aragon l’a incluse dans sa devise Durabo, et François 1er de France l’a placée dans la sienne, il a été parmi les premiers à prendre cette créature pour emblème un peu partout dans ses châteaux, en particulier dans ceux de Blois et Chambord. La salamandre a également été utilisée en héraldique, pour signifier la constance et la justice, l’homme qui demeure impassible et indemne dans le feu des tourments.

 

     Ceci pourrait signifier que « par ce signe tu le vaincras » est la manière dont Saunière a exprimé l’idée que l’on peut surmonter toutes les sortes de tourments et en éteindre le feu par la foi et la victoire sur le péché ».

 

Il se peut aussi que la salamandre ait une autre connotation : elle a été utilisée en héraldique par le Comte de Chambord et par les comtes d’Angoulême, dont l’illustre ancêtre était François 1er.

 

Si l’on considère que les opinions politiques de Saunière étaient ouvertement royalistes, alors les salamandres prennent une signification tout à fait particulière, puisqu’elles font référence à la monarchie française. Souvenons-nous que lorsque Saunière entra en fonction à Rennes le Château, des élections eurent lieu et il fit fortement campagne contre les républicains.

  

Les statues :

 

     La disposition des statues dans l’église Marie Madeleine n’a pas été faite au hasard. Elle semble soigneusement calculée. Certaines se font face alors que d’autres sont isolées, mais ce qui est surprenant c’est qu’elles semblent aller par paire. En fait, au regard de l’une appelle le regard de l’autre.

 

La plupart des statues ont été placées entre deux stations du chemin de croix. Et de la même manière qu’elles se font face, les stations du chemin de croix sont aussi en vis-à-vis. Une première remarque est donc que statues et chemin de croix doivent être probablement interprétés par groupe de deux. D’ailleurs, le plan au sol aide à rendre plus claire la lecture.

 

Mais avant de commencer toute analyse, il est nécessaire de présenter chaque saint présent. Car chaque élément joue un rôle dans l’imagerie et le symbolisme que Saunière et Boudet ont voulu mettre en place.

 

L’église comprend 9 statues principales, dont 5 dans la nef. Ainsi, on trouve depuis l’entrée à gauche et dans le sens des aiguilles d’une montre :

  •  - Le diable du bénitier et les 4 anges 
  •  - Saint Jean Baptiste
  •  - Sainte Germaine de Pibrac
  •  - Saint Antoine l’ermite
  •   - Saint Joseph
  •   - Sainte Mère marie
  •   - Saint Antoine de Padoue
  •  - Sainte Marie Madeleine
  •  - Saint Roch 

Elles ont toutes été commandées par Béranger Saunière à l’entreprise Giscard de Toulouse. Toutes, excepté le diable Asmodée qui est une commande très spéciale, sont issues du catalogue Giscard. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut prétendre qu’elles ne comportent aucun message particulier. Certaines ont visiblement subies des petites modifications, imperceptibles pour nos yeux de candide, mais terriblement révélateur pour un homme d’église averti. Enfin comme nous le verrons ci-dessous, leur position et leur symbolique n’ont pas été choisis au hasard.

 

rennes-le-chateau

Saint Jean Baptiste :

jean baptiste

     Saint Jean Baptiste se tient debout, au-dessus de Jésus et le baptise. Il est vêtu à la romaine, ce qui est pour le moins étrange. Selon les descriptions bibliques, il était toujours vêtu très sommairement. Un ruban est drapé au-dessus de la croix qu’il tient dans la main gauche. Les lettres alpha et Omega, apparaissent sur le socle et rappellent les parchemins.

 

Mais le plus intéressant est que Jésus a adopté presque exactement la même position que celle du Diable près de la porte, mais en miroir. De plus, à l’instar du diable à l’entrée de l’église, on se rend compte que Jésus regarde vers le sol. Attitude singulière pour un tel personnage recevant le Baptême de la part du dernier prophète chrétien.   

 

     Est-ce que Béranger Saunière ou boudet souhaitaient informer le visiteur en l’invitant à regarder vers le sous-sol de l’église ? Ou bien est-ce une indication sur la méthode de lecture de l’échiquier représenté par le dallage ?

 

  On fête Saint Jean Baptiste à 2 dates : le 24 Juin, jour de sa naissance, et le 29 aout, date adoptée aux environ de 1801, pour commémorer sa décollation.

 

Saint Germaine de Pibrac :

germaine de pibrac

     Cette statue représente Sainte Germaine de Pibrac. Bien qu’elle fût bergère et vécût dans la plus grande pauvreté, elle apparaît ici richement vêtue. Les moutons et son tablier fleuri de roses sont ses attributs classiques.

 

Sainte Germaine naquit en France vers 1579. Fille d’un modeste laboureur, elle s’appelait en fait Germaine Cousin et était originaire de Pibrac près de Toulouse. Dès son plus jeune âge, elle fut atteinte de scrofules tuberculeuses et atrophiée d’une main. Elle perdit également sa mère et sera humiliée par sa belle-mère et ses proches. Dès l’âge de 9 ans, on lui confia un troupeau de mouton à garder, ce qui lui permit de se réfugier dans la prière. A cause de son extrême piété, elle fut méprisée par les villageois, mais elle restait toujours aimable et n’hésitait pas à donner du pain aux pauvres. 

 

     La sainte est célèbre pour avoir accomplie 3 miracles. Un jour, alors qu’elle voulut traverser un ruisseau en crue, les paysans qui l’observaient virent les eaux s’ouvrirent devant elle. Elle put ainsi traverser au sec. Une autre fois, alors qu’on l’accusa d’avoir volé du pain pour nourrir les pauvres, elle fût forcée d’ouvrir son tablier, à la surprise générale, celui-ci contenait une brassée de roses en fleurs. Son père ébranlé, interdit sa femme de frapper Germaine. Il lui demanda également de réintégrer la maison à la place de la remise où elle avait l’habitude de dormir. Elle refusa.

 

Un mystère entoure aussi Sainte Germaine de Pibrac après sa mort. En 1644, alors que sacristain se préparer à organiser des funérailles en creusant une fosse, il tomba sur un corps enseveli dont la fraîcheur le stupéfia. Même les fleurs que la morte tenait étaient à peine fanées. La difformité de sa main et les cicatrices des ganglions de son cou, permirent de confirmer qu’il s’agissait de Germaine Cousin. Son corps fût déposé dans un cercueil de plomb et déposé dans la sacristie.

  

Saint Antoine l’Ermite :

antoine l'ermite

     Comme toutes les autres statues, saint Antoine est richement vêtu. Un cordon est noué autour de sa taille, semblable à celui des moines. Dans sa main gauche il tient un livre fermé, sans doute la bible, tandis que dans la droite il a un bâton se terminant par un T (le Tau) et une clochette. Un cochon est accroupi à ses pieds.

 

Saint Antoine naquit en Egypte à Qeman, vers le milieu du IIIème siècle. Sa famille était aisée, et lorsque ses parents moururent il hérita de leur fortune. Un jour, alors qu’il se trouvait à l’église, il entendit les mots : « si tu veux être parfait, va et vends tout ce que tu possèdes ». Pensant que ces paroles lui était destinées, il se débarrassa rapidement de tous ses biens terrestres et entra en religion.

 

Il commença par mener une vie d’ascète, et en observant les vies des autres ascètes, il affina sa philosophie. Il prit ensuite résidence dans une tombe où ; dit-on, il dut se battre pratiquement à mort contre les démons et des bêtes sauvages. 

 

antoine l'ermite

     Depuis très longtempsl’attribut canonique du Saint Antoine Ermite est un cochon. C’est pourquoi on peut observer un cochon au pied de Saint Antoine.

 

Mais ce qui est surprenant dans le statuaire de rennes le Château c’est qu’il est muni de défense. Ce cochon à donc été transformé en sanglier sans doute par Boudet. Il est vrai que l’on etrouve dans son livre « la vraie langue celtique » un chapitre sur « la chasse au sanglier ».

 

Bien que pour un observateur classique ces défenses peuvent paraître très banales, pour un écclésiastique, elles sont tout à fait anormales car elles ne correspondent pas à la symbolique classique. Boudet le savait, et en ajoutant ce détail il prévoyait d’attirer la curiosité sur cette statue. 

 

     Car celle-ci comporte un autre secret. La tête de ce Saint Antoine est en fait celle du RP Joseph Chiron qui fut ermite à Galamus. On le retrouve aussi dans le chemin de croix, station 14.

 

Saint Joseph :

joseph

     Joseph, père de Jésus, est représenté ici richement vêtu. Il est placé en face de son épouse, la vierge Marie. Historiquement, on connaît très peu de chose au sujet de Joseph et dans la bible on le mentionne à peine. Sa légende de saint ne commence à se rependre qu’aux alentours du XVIIe siècle.

 

Mais ce sui trouble le public, c’est cet enfant Jésus qu’il porte à son bras. Car si l’on observe en face de la statue de la Vierge Marie, elle porte également un enfant identique. Cela nous fait donc 2 jésus identiques, face à face et pour une même symbolique. Le mythe des 2 jésus, frères jumeaux, était ainsi né… 

La Vierge Marie :

vierge marie

     Cette statue représente la Vierge Marie et que Saunière s’est contenté de nommer « Vierge mère ». Elle tient l’enfant Jésus sur son bras droit.

Comme pour toutes les statues de l’église, Marie resplendit dans des vêtements très élégants.

 

De même que pour saint Joseph en face, elle porte dans ses bras un enfant Jésus identique.

 

Bibliquement parlant, on sait très peu de chose au sujet de Marie et les évangiles y font à peine allusion. Elle naquit à Jérusalem vers 19 avant l’ère chrétienne et y mourut vers l’an 46 de notre ère. Elle fut la première à croire en Jésus et se tint fermement à ses côtés lors de la crucifixion vers l’an 30 de notre ère. 

 

Saint Antoine de Padoue :

antoine de padoue

     Saint Antoine de Padoue est représenté ici dans des vêtements de grande qualité. Sa taille est ceinte d’une cordelette dans laquelle est glissé un crucifix. Dans sa main gauche il tient un livre ouvert sur lequel se tient un petit enfant Jésus. Sur son bras droit tendu reposent un grand bouquet de lis blancs.

 

Saint Antoine de Padoue est probablement l’un des saints le plus connu et les plus animés. Pratiquement aucune église n’est estimée complète sans sa statue.

 

Il est presque toujours représenté avec l’enfant Jésus dans ses bras, ou tenant un lys, un livre, ou les 3. 

 

antoine de padoue

 

 

     Saunière a mis en valeur ses statues de façon remarquable. Chacune est posée sur un socle richement décoré. Ici Saint Antoine de Padoue est porté par 4 anges.

 

Mais le plus intéressant est qu’il est le symbole des objets perdus et retrouvés. 

Sainte Marie Madeleine :

marie madeleine

     Sainte Marie Madeleine est ici représente dans une robe resplendissante. Elle tient une grande croix rustique dans la main droite, tandis que dans la main gauche tiens le vase à parfum qui devait lui servir à embaumer le corps du Christ. A ses pieds se trouve un crâne reposant sur un livre ouvert. Vase, crâne, livre et croix rustique sont les attributs symboliques de Marie Madeleine.

 

Sœur de Saint Lazare et de Sainte Marthe, on la qualifia souvent de pénitente. Sainte Marie avait été nommée Madeleine parce que, bien que juive de naissance, elle vivait dans la ville chrétienne de Magdala, juste au nord de la Galilée. Les évangiles de Saint Luc disent qu’elle était une pécheresse notoire et que 7 démons avaient été chassés de son corps. 

 

marie madeleine

Saint Roch :

saint roch

     Saint Roch est représenté ici portant une robe élégante. Il lève le bas de son vêtement pour montrer une plaie sur sa cuisse. Il porte des bottes solides, mais une seule est visible. A ses pieds se trouve un chien qui le regarde.

 

De nos jours, en France saint Roch est encore invoqué pour demander sa protection contre les maladies. On le représente souvent accompagné d’un chien. 

Analyse du Statuaire :

 

     On a longtemps pensé que le décryptage du statuaire était d’ordre mathématique ou du moins basé sur une logique scientifique implacable. En fait, compte de ce que l’on sait aujourd’hui au travers d’autres découvertes comme celle du jumelage des deux tableaux de Rennes les Bains réalisé par Gasc, les codage est très subtil et hautement symbolique. Il est impossible d’en déduire un quelconque message si on n’a pas de bonnes bases théologiques et une forme de pensée proche d’un homme d’église à l’époque de saunière et Boudet.

 

Il n’existe pas une seule façon de décoder mais sans doute plusieurs s’entremêlent et qui se croisent avec d’autres indices historiques, matériels ou allégoriques. Voici quelques observations simples et évidentes que chacun peut constater.

 

Nous savons que les statues, excepté le diable du bénitier, sont standards et appartiennent au catalogue de Giscard, mais ce n’est pas si simple. Si l’on prend saint Antoine, il est évident que sa tête est spécifique et qu’elle a été retravaillée pour ressembler à un personnage précis : Joseph Chiron. Ceci prouve que des détails ont été ajoutés, modifiés ou supprimés.

 

Mais un autre fait à prendre en compte est le choix et le positionnement des statues. Leur agencement semble bien orchestré et chacune guide l’observateur dans sa quête. Une constatation facile à observer net que les statues, comme d’ailleurs le chemin de croix, sont organisées par deux.

   

Le diable et saint Jean Baptiste :

 

     Ces deux statues semblent s’opposer, l’une le diable, l’autre Jésus. Tout les deux sont agenouillés dans une position pratiquement identique mais inversée. Notons également que le diable, Jésus et Saint Jean Baptiste paraissent tous regarder un même point du sol au centre de l’église et directement devant le confessionnal.

 

Le code sur lequel se tient Saint Jean Baptiste porte les lettres Alpha et Omega (le début et la fin de toute chose). D’origine biblique, ces lettres se retrouvent aussi dans les parchemins. Peut être que Saunière/Boudet voulaient simplement dire qu’ici se trouvent le début et la fin de la lecture du message après avoir parcouru l’église.

 

Un autre élément troublant et commun à toutes les statues est le fait que tous les personnages portent des vêtements splendides. Pourtant Saint Jean Baptiste est toujours dépeint dans la bible comme un homme vêtu extrêmement simplement, tout comme Jésus. Ceci est un réel mystère.

 

De même, la représentation du diable possède aussi son lot d’hypothèses. De nombreux auteurs pensant qu’il s’agit d’Asmodée, le gardien mythique du trésor du temple du roi Salomon. D’ailleurs son visage, sa physionomie et sa couleur de peau semble indiquer ses origines orientales. Sa posture est aussi intrigante et tous les chercheurs sont unanimes pour affirmer qu’elle veut nous livrer un message. En effet des allusions à des caractéristiques géographiques de la région de Rennes le Château sont facilement observables.

  

Le O de la main du diable :

diable

     Puisque ses doigts semblent former un cercle, on peut supposer qu’il indique la source du cercle, petite source proche de Rennes les bains.

En fait, Béranger Saunière avait fait placer un trident dans cette main, mais celui-ci fut retiré plus tard de peur que quelqu’un se blesse. Le doute subsiste donc. 

Le siège invisible du diable :

diable

     De nombreux auteurs ont émis l’idée que le diable aurait dû être assis pour pouvoir prendre une telle position ou qu'il serait assit sur un siège invisible. En inversant l'assertion, on peut interpréter ceci comme "Le Fauteuil du Diable". Un site de ce nom existe bel et bien, non loin de la Source du Cercle près de Rennes-Les-Bains.

  Il est vrai également que ce siège invisible pourrait être un petit tabouret, une sellette, ou une selle. Or, la prononciation de "selle" est «sel» ; le sel dans sa forme latine «sal» apparaît dans l’un des codes du grand parchemin : "Panis Sal" 

 

Le torse du diable :

benitier

     Sur l'un des côtés de son torse, son muscle pectoral est mal formé : il est plus plat que l’autre. On pourrait le qualifier de "Plat d'une Côte". Or cette expression légèrement transformée donne Pla de la Coste, ce qui est le nom d'un plateau surplombant Rennes-les-Bains.

 

Notez également que dans ces 2 groupes, le diable, Jésus et Saint Jean, ils ont tous le sein droit dénudé. S’agirait-il d’une allusion à la Franc Maçonnerie? 

La main gauche du diable :

diable

     Le diable place les 5 doigts de sa main gauche sur sa cuisse droite comme s'il voulait les montrer. Le chiffre 5 serait-il  important?

 

La main n’est pas posée à plat sur la cuisse mais légèrement relevée. 

Les griffes énigmatiques :

diable

     Un trait remarquable de ce diable est sur son aile gauche. 5 petites marques qui ressemblent à des cicatrices ou à des égratignures cicatrisées sont discrètement gravées. Il n’y aucun doute qu’elles ont été placées là intentionnellement par l’artisan et, puisque Saunière était si rigoureux dans ses instructions, ces marques ont certainement été placées là parce qu’il l’avait ordonné.

 

Ces marques au nombre de 5 semblent être dessinées pour attirer l'attention, car le diable a la main gauche placée sur sa jambe droite d’une façon qui suggère aussi le chiffre 5. De nombreuses études numérologiques très intéressantes ont été effectuées mais les conclusions sont toujours difficiles.

 

Saint Roch et Sainte Germaine :

 

     Ces deux statues semblent se compléter.  Saint Roch regarde Saint Jean, alors que Sainte Germaine regarde Sainte Marie Madeleine. Les deux saints possèdent un animal au regard attendrissant. Tous les deux ont eu une vie extrêmement modeste, mais ils sont représentés ici avec de riches habits comme si leur condition avait brusquement changée. Tous les deux montrent l'objet du miracle, l'un une blessure qui causa sa maladie, l'autre des roses qui étaient à l'origine du pain pour les pauvres.

 

Saint Antoine L'Ermite et Sainte Marie Madeleine:

 

     Saint Antoine l'Ermite, comme de nombreux saints, a mené une vie extrêmement austère. Ses riches vêtements, quasiment princiers, sont donc tout à fait déplacés sur ce personnage qui passa la majeure partie de sa vie au fond du désert égyptien et dans la pauvreté. A côté de lui, un petit cochon paraît heureux d’être couché à ses pieds et les origines de cette symbolique sont confuses, d'autant que Saunière/Boudet ont ajoutés des petites défenses signifiant ainsi qu'il s'agit d'un sanglier.

 

Or il existe un autre saint pour lequel ce petit cochon est très significatif. Il s’agit de Saint Antoine de Galamus. Celui-ci vivait à l'ermitage de Galamus, dans une grotte creusée à flanc de montagne et à une hauteur de 576m. Pendant toute sa vie il combattit le démon et, un jour, ayant réussi à le maîtriser, il le condamna à prendre la forme d’un cochon et à rester à ses côtés jusqu’à la fin de sa vie. Nous savons d'ailleurs aujourd'hui que cette hypothèse est confirmée car son apparence physique rappelle Joseph Chiron, ermite de Galamus.

 

Alors que Saint Antoine tient un bâton et un livre, Sainte Marie Madeleine tient une imposante croix rustique et le vase à parfum. Comme toutes les autres statues, elle porte des vêtements resplendissants.

 

Le personnage de Marie Madeleine est omniprésent dans l'imagerie de Saunière. On la retrouve dans la dédicace de son église ou dans le nom de sa Tour, la Tour Magdala. Appelée également Marie de Magdala, des thèses sérieuses ont montré que Jésus aurait pu être marié à Marie de Magdala :  

 

Jésus se trouvait à Béthanie, dans la maison de

Simon

le lépreux, lorsqu’une femme vint vers lui portant une

jarre

d’albâtre contenant un onguent des plus coûteux,

qu’elle

versa sur sa tête, alors qu’il était à table. 

(Mathieu 26:6)

     Dans la tradition juive ainsi que dans de nombreuses autres cultures de la région, l’onction de la tête ne pouvait être accomplie que par l’héritière, la prêtresse royale ou la fiancée du roi. La scène indique donc ici que la personne oignant la tête de Jésus est en fait son épouse Marie de Magdala. S’il en est ainsi, on peut se poser de nombreuses questions quant à la symbolique de la statue.

 

A ses pieds se trouve un crâne auquel il manque 2 canines, et posé sur les pages d’un livre ouvert.  Le crâne paraît regarder dans la direction de Sainte Germaine.

  

Saint Joseph et la vierge Mère :

 

     Ces deux statues sont intéressantes du fait qu’elle comportent chacune une représentation identique de l’enfant Jésus. Normalement, les églises en ont une, mais deux et si proches l’une de l’autre est plutôt inhabituel. En fait, l'église de Saunière contient 3 représentations avecSaint Antoine de Padoue qui porte aussi l’enfant Jésus. Pour Saint Antoine de Padoue et Saint Joseph l’enfant est tenu par la main gauche, tandis que Marie tient l’enfant par la main droite. D'autre part, les statues de Joseph et de Marie sont presque le reflet l’une de l’autre comme pour signaler une symétrie.

 

Joseph porte des vêtements splendides. Sa main droite soutient Jésus, mais il tient aussi rassemblés des plis de ses vêtements. Dans la main droite il tient un petit bouquet de lys, que l'on trouve aussi chez Saint Antoine de Padoue et qui est symbole de pureté associé à Jésus.

 

Nous avons vu que les regards étaient importants, emmenant le visiteur à lire chaque personnage dans un ordre précis, or ici les deux personnages semblent regarder vers l’autel qui serait donc le point culminant. Saunière et/ou Boudet auraient-ils voulu nous montrer que tout vient de la découverte des parchemins sous la pierre de l’autel ? Jésus tient les deux bras étendus vers l’autel, en un geste de bienvenue. Ils sont étendus également vers son image reflétée en miroir.

  

rennes-le-chateau

Les 2 enfants Jésus :

 

     A gauche on peut observer Joseph, le "père" terrestre de Jésus et sur la  droite Marie "Mère" spirituelle qui d'habitude, porte l'enfant. Mais là où l'église de Rennes-Le-Château se démarque des représentations habituelles c'est que Joseph porte aussi l'enfant Jésus. Nous nous trouvons donc devant les "parents" terrestres portant l'un et l'autre l'enfant et se faisant face.

 

Que faut-il comprendre ? Il est impensable que Bérenger Saunière, prêtre d'exception, n'ait pas vu l'ambiguïté qu'il allait soulever. Ce message est donc délibéré, mais quel est-il ? L'idée la plus évidente et en même temps la plus audacieuse est celle de la thèse du frère de Jésus, voir de son jumeau. Bérenger Saunière aurait utilisé ces statues pour suggérer une allusion voilée concernant l'idée que Jésus n’aurait pas été enfant unique mais aurait eu un frère...

 

La mise en place de ces statues de style Saint-sulpicien n'a pas été faite sans raison. Le croire serait stupide. 

  

M comme Graal :

 

     Saunière / Boudet n'en finiront jamais de nous étonner :

Si l'on isole les initiales de certaines statues en suivant le M de Marie Madeleine on obtient le mot mythique GRAAL :

 

  • St G ermaine
  •  St R och
  •  St A ntoine de Padoue
  • St A ntoine
  • St L uc sur la chaire

 

   De plus ces statues forment le M autour de la statue de Marie Madeleine. Le M est d'ailleurs une lettre que l'on retrouve régulièrement tout au long de l'affaire, comme par exemple sur les habits de prêtre de Saunière ou sur la fresque de Cocteau.

 

rennes-le-chateau

Si l'on suit les initiales de certains saints, un M apparaît autour de Marie Madeleine avec le mot GRAAL

 

les bergers d'Arcadie

Inscrivez vous à notre

> Newletter <

celestin V

Rechercher dans le site :

boutique esoterique
--- La Boutique du Mystere ---

Site créé avec Jimdo

- Pages vues depuis le 04/11/2012 :

compteur de visites gratuit

- Visiteurs depuis le 04/11/2012 :


péchés capitaux
paranormal

Les incontournables ! :

Esprit de la nature
Asmodée
Garache

Celtic Dream :

Les musiques du site

Télépathie
Esprit de la nature

Espace Pub :

AléHoé ! Annuaire Aléhoé. Magie, Esotérisme, Mystère, Paranormal.
Referencement
Google PageRank Checker Powered by MyPagerank.Net