La fresque de la Montagne Fleurie

Remerciements à,

Mr Jean-Pierre Garcia

Extrait du site http://www.rennes-le-chateau-archive.com

Partie VI

La Fresque, une décoration hors norme :

 

     Immédiatement au-dessus du confessionnal, à l'arrière de la nef, se trouve une fresque allégorique monumentale en haut relief. Son symbolisme, extrêmement élaboré, renvoie au "Sermon sur la montagne" issu des évangiles.

 

Cette fresque a depuis très longtemps passionné de nombreux chercheurs et auteurs qui ont essayé d'en extraire un quelconque message. Car la scène est déconcertante à plusieurs titres. Elle représente un paysage dans lequel tout un statuaire est rassemblé sur quelques mètres. Jésus debout, domine sur une petite colline fleurie, entouré de plusieurs personnages. Certains sont reconnaissables, d'autres incongrus, anachroniques ou étonnants. De chaque côté, un autre paysage très différent et indéterminé sublime la scène.


sermon sur la montagne

 

     La composition qui est censée représenter «le Sermon sur la montagne» d'après les évangiles, offre un premier détail intéressant : celui de la parité hommes / femmes. 6 personnages masculins sont présents, dont Jésus et 2 enfants, tandis qu’il y a 5 femmes et un bébé. La plupart des représentations de cette scène biblique comprennent une majorité d’hommes.

 

Certains auteurs ont vu aussi dans "La Montagne Fleurie" une habile allusion à Paul Urbain de Fleury qui racheta le château de Hautpoul à Rennes-Le-Château. Il n'en reste pas moins que cette scène continue à émerveiller les visiteurs de la petite église de Saunière. Il faut dire que tout a été fait pour impressionner les paroissiens. La fresque est imposante et placée en hauteur, obligeant les curieux à lever les yeux pour admirer et tenter de comprendre. Les couleurs, bien que légèrement éteintes aujourd'hui, restent agressives et ne laissent pas indifférent. De plus le statuaire est pratiquement à l'échelle 1:1 offrant à l'ensemble  un effet saisissant de vérité.

 

La Montagne Fleurie représente en fait "Le Mont des Béatitudes" qui se situe à flanc de colline, sur la rive nord ouest de la mer de Galilée, juste au-dessus de Capharnaüm. D’après l’évangile selon Matthieu (Matthieu 5:3-11), c’est à cet endroit que Jésus prononça à ses disciples ce fameux sermon sur la montagne. Les vers 5:3-11 commencent par « Bénis soient », d’où le mot Béatitude qui signifie «bénir» en latin.

 

Lors de la restauration de son église, Saunière recruta de nombreux artisans largement rémunérés et il n'hésitait jamais à être généreux lorsqu'il le fallait. Un exemple très révélateur est celui du transport de la fresque. En 1897 le rond de bosse fut produit et livré par la Maison Giscard de Toulouse. La sculpture monumentale fut amenée sur un chariot tiré par deux bœufs. Mais le colis précieux finit par heurter un portique lors de la montée. Le chariot bascula alors dans le ravin et les animaux furent tués. Par chance, le rond de bosse resta intact et le livreur n'eut pas longtemps à se lamenter. En effet, Saunière le dédommagea largement.

 

   Le rond de bosse fut finalement posé dans le courant de l'année 1897, à environ 2m du sol et au milieu de la voute arrière de l'église. L'ensemble fut ensuite complété par deux peintures latérales faites directement sur le mur. La première idée était de construire un fond décoratif à la fresque en relief. Mais nous savons aujourd'hui que cette fresque cache bien des secrets...


Des détails curieux sur le rond de bosse :

 

     Le rond de bosse constitue la pièce centrale du décors. Impressionnant par sa taille et son volume, il rassemble plusieurs clichés légendaires comme le miracle des roses de Sainte Germaine en bas à gauche. Le sac percé deviendrait alors un sac de pain qui se transforme en roses au pied de Jésus. On retrouve d'ailleurs la statue de Sainte Germaine dans l'église, mais cette fois habillée de vêtements somptueux.


rennes-le-chateau

 

     Il faut noter que Sainte Germaine rejoint Sainte Roseline également connue pour avoir changé du pain en roses. Or Sainte Roseline se fête le 17 janvier. Roseline rappelle aussi "Rose Line" ou la "Ligne Rose", que l'on trouve au sol dans l'église Saint Suplice à Paris. Ce fil de laiton désigne le méridien de Midi.


montagne fleurie

     Au bas de la colline et bien en évidence au centre de la composition, se trouve un sac percé laissant apercevoir un contenu indéfinissable.

 

L’opinion populaire voudrait qu’il s’agisse d’un sac contenant de l’or et que l’on peut apercevoir par la déchirure. Pour certains, ce serait le signe d'un trésor au pied de la colline de Rennes-Le-Château, pour d'autres, il serait le signe que le trésor est déjà entamé.

 

En fait, il s'agit certainement du sac de pain de Sainte Germaine qui se transforme en roses.

 

Il est toutefois curieux d'avoir transformé ce "Mont des Béatitudes" en une Montagne Fleurie de roses. Pourquoi une telle insistance dans cette légende?


 

     Un autre personnage intéressant est sans aucun doute Marie-Madeleine qui pleure discrètement agenouillée près de jésus à sa droite.

 

A gauche, une femme tient un enfant langé dans ses bras, alors qu'à droite une autre femme est allongée sur un homme avec les mains posées sur son ventre comme le font les femmes enceintes...


 

     Enfin deux personnages sont aussi très étonnants.  Vers le haut, à gauche de la fresque apparaissent  deux jeunes garçons dans des costumes du XVIIIe siècle... Ceci est plutôt anachronique compte tenu de la scène biblique et contraste avec les autres personnages. Il est évident qu'il faut écarter toute idée d'erreur. Ceci est une mise en scène allégorique. Mais qu'a-t-on voulu nous dire ?

 

Pour comprendre cette allégorie il faut peut-être se rappeler d'un paragraphe que Boudet nous invite à lire en page 15 de sa vraie langue celtique.

 

" Lorsqu'un enfant montre une intelligence vive, une âme pleine d'énergie, et lorsque cet esprit énergique est servi par un corps dont les membres sont agiles et nerveux, les parents en parlent avec orgueil et l'appellent "un Pillard ". Ils vont même plus loin dans la signification de ce mot ; si on les interroge sur le nombre de leurs enfants, ils répondent, sans hésitation, qu'ils ont " un, deux ou trois Pillards " ".

Extrait "La Vraie Langue Celtique" p15

 

Qui sont ces mystérieux enfants munis d'une intelligence rare, agiles, nerveux et qui sont appelés par leurs parents "Pillard". Et pour piller quoi ?

 

Se pourrait-il que se soit des enfants, recrutés pour leur agilité et leur intelligence, qui étaient désignés pour entrer par la faille étroite du berger Paris ? Ces deux jeunes garçons du 17e siècle seraient-ils là pour nous rappeler un procédé mis en place il y a 300 ans pour descendre dans la cache originelle ? Et le personnage debout à leur côté, s'aidant d'une béquille, serait-il présent sur la fresque pour nous signifier que l'accès à la cache est terriblement dangereux ? Comme le souligne Boudet en nous parlant de "jambe cassée" ...

 

L'allégorie est en tout cas très tentante...


L'origine du rond de bosse retrouvée ? :

 

     Il fallait s'en douter. La commande du statuaire et du rond de bosse faite par Saunière à Giscard fit l'objet d'un contrat qui ne précise aucun détail sur l'apparence des décorations. Seule volonté du prêtre, l'ensemble doit être coloré et d'un aspect riche. La question était donc posée depuis longtemps. Le haut relief du rond de bosse est-il une œuvre originale crée spécialement pour Saunière, ou bien s'agit-il d'un décor inspiré d'une autre source ?

 

La réponse est peut-être fournit par un chercheur, Marion BosKemper, qui découvrit il y a quelques années, une gravure ressemblant étrangement à la scène centrale. Le dessin est issue du livre "La vie du Crist" de Dean Frederic Farrar publié en 1875. Cette image est également reprise par une édition allemande en 1908 par A. Dietrich.

 

La comparaison des deux représentations ne fait aucun doute. Giscard utilisa cette image pour élaborer le rond de bosse. Nous retrouvons les principaux personnages comme Marie-Madeleine, la mère et son nourrisson à gauche, le couple à droite et Jésus dans une position identique.

 

Il reste néanmoins des différences très nettes visibles sur la fresque :

 

- Les personnages sont richement habillés. Une bordure dorée orne tous les - habits.

- Le sac à pain est percé

- Des roses tapissent le sol

- Le personnage muni d'une béquille à gauche est clairement différent

- Et surtout les deux jeunes garçons sont habillés façon XVIIIe siècle...


 

     Sous le dessin on peut lire en allemand la phrase suivante :

Kommt her zu mir alle, die ihr mühselig und beladen seid !

 

et qui peut se traduire par :

Venez à moi vous tous qui souffrez et qui êtes accablés !

 

Il manque toutefois la fin de l'expression "ET JE VOUS SOULAGERAI !", ce qui laisse supposer que la phrase est issue d'une autre source...


L'histoire d'une découverte :

montagne fleurie

 

     A partir de Juin 2007 un travail d'analyse des photos haute résolution commençait. Durant un an, il fallut absorber cet immense chantier, dénicher ces images secrètes et tenter de comprendre leurs significations. De nombreuses interprétations faites au départ se sont révélées fausses par la suite. Des effets d'ombre se mêlant aux poussières font parfois apparaître des coups de pinceau qui n'en sont pas. Il fallait prendre son temps, comparer les clichés et laisser mûrir les analyses.

 

Mais ce travail qui donna une grande moisson de résultats restait insuffisant. Il fallait numériser une fois pour toute et sous des conditions optimales les peintures. De nombreuses impuretés encombrent les dessins et des ombres parasites gênent l'étude. D'autre part certains doutes subsistaient encore, certaines photos étant peu claires ou floues.


Des objets insolites :

montagne fleurie

 

     Contrairement à la peinture latérale gauche, l'atmosphère droite est plus froide, plus hivernale. Le paysage ne présente aucune fleur et seulement quelques végétations possèdent encore leurs feuilles. La couleur orangée du ciel montre qu'il s'agit de l'aube ou de l'aurore. Dans un relief légèrement vallonné, un village en ruine ou incendié est visible au loin. Au milieu, un petit personnage courbé semble visiter les lieux et observer avec insistance un buisson.

 

Mais le détail le plus frappant est visible en bas, au premier plan. On y découvre un chapiteau corinthien qui, curieusement, fut depuis le début associé au haut de colonne du balustre dans lequel le carillonneur Antoine Captier découvrit la petite fiole. Ce sera le seul détail intriguant que les chercheurs repèreront en 50 ans d'interrogation...

 

Et pourtant, la fresque qui semble difficile à décoder et muette ne demande qu'à communiquer. Car il suffit de l'observer attentivement pour qu'elle devienne très bavarde...

  

montagne fleurie

 

     Si l'on rapproche les deux peintures latérales, il est incontestable qu'elles sont très différentes, aussi bien par les couleurs dominantes que par la scène représentée. A gauche, c'est le printemps ou l'automne, à droite c'est l'entrée ou la sortie de l'hiver.

 

Un village en ruine :

  

      Chaque détail est un véritable tableau prouvant que de réels artistes ont travaillé sur ce mur. De quel village s'agit-il ? Coustaussa et son château en ruine? Le village de Montferrand au dessus de la bergerie Paris ? En réalité personne n'a su encore authentifier ce lieu.

 

montagne fleurie

Un personnage bien mystérieux :

 

     Légèrement vers l’avant du tableau on aperçoit un personnage portant un chapeau, un parapluie sombre et des sabots. La paysanne semble courber l'échine et se pencher avec curiosité sur un buisson.

 

sauniere
sauniere

 

     En fait lorsque l'on regarde en détail le dessin, on s'aperçoit vite que la morphologie du petit personnage est un homme avec un corps plus allongé et plus sec. Quant à l'habit, il ne s'agit pas d'une robe de paysanne, mais plutôt d'une soutane fermée par une large ceinture rouge. Le chapeau de prêtre et son parapluie noir sont là pour le confirmer. Plus mystérieusement, chaque main tient un papier blanc. Fallait-il deux indices différents pour arriver au but ? S'agit-il des parchemins ?

 

Ce personnage est peut-être le prêtre qui partit à la recherche de la cache originelle. S'agit-il de Saunière, de Boudet, de Jourde ?

  

montagne fleurie

Le personnage semble observer des objets curieux...

 

     La fresque est truffée de détails curieux. Ici, au pied du buisson que contemple notre curé, deux objets étranges sont discrètement posés au sol. Mais si l'on prend le temps de l'observation d'autres objets semblent aussi présents.

 

Un chapiteau antique... :

 

     Le seul élément insolite qui fut depuis très longtemps repéré dans la peinture est ce chapiteau corinthien. Mais en réalité, il fut surtout confondu avec le balustre que Saunière conserva avec lui après avoir découvert la petite fiole. Il n'existe pas d'explication convaincante sur la présence de cet objet antique, seulement quelques pistes. Ce type de chapiteau s'appelle aussi une "Campane", mot dérivé du latin campana signifiant "cloche". en effet, en architecture, c'est le nom que l'on donne au corps du chapiteau corinthien qui, dénué de ses feuilles, ressemble à une cloche inversée. Or il existe un lieu-dit au dessus de Peyrolles : "Sarrat de la Campane".
Mais la présence de ce chapiteau corinthien peut aussi signifier les restes d'un vestige historique.

 

montagne fleurie

Le chapiteau corinthien au premier plan

Un coffre dissimulé ?

 

     Il fallut attendre l'année 2006 pour découvrir sur le forum, grâce à Jean Brunelin, autre chose de très différent. Car si on agrandit le chapiteau, un curieux coffre apparaît derrière. L'artiste usa de son talent pour le fondre littéralement dans le paysage, mais l'objet est bien là. Cet objet qui semble être de bois, paraît abandonné et plutôt abimé. De plus le manque d'échelle interdit toute déduction sur sa taille exacte.

 

montagne fleurie

 

     La précision des photos actuelles font d'ailleurs apparaître d'autres détails comme ce reste de ferrure ou de lanière, posé sur son coin inférieur.

Une modélisation 3D permet de mieux se rendre compte de l'objet représenté:

  

 

     Si beaucoup d'éléments dans l'église de Saunière laissent une libre interprétation, cet indice est incontestablement là.

On ne peut le nier et c'est véritablement une pierre de plus dans le jardin des détracteurs du mystère de Rennes-Le-Château...

  

Que peut représenter ce coffre ?

 

     Si ce coffre a été peint avec une telle précision et une telle discrétion, c'est qu'il représente assurément un objet précis et connu à l'époque. Car il est évident que si le peintre a soigné son apparence, c'est surtout pour qu'il soit compréhensible et interprétable par un observateur avisé.

 

Une autre piste a été suggérée par Jean Brunelin. Au 19e siècle, le sel pouvait se conserver dans un coffre en bois tel que celui-ci. Or en vieux languedocien, cette grosse salière s'appelait "une saunière" ! Et le "Saunier" était l'ouvrier qui travaillait le sel dans le Languedoc, sur les salines du littoral méditerranéen. Serions-nous alors en présence d'une simple signature en forme de rébus et pourquoi ? 

 

Ce n'est pas un secret que Saunière participa à la décoration. Fallait-il l'impliquer encore plus? Nos prêtres du Razès avaient-ils peur que ce nom se perde dans les siècles à venir ? Pourquoi alors ne pas le noter en clair ?

 

Aurions nous fait le tour des objets insolites ? Pas du tout. Un autre plus discret et plus énigmatique se cache sous la "Saunière". S'agit-il d'une autre signature ?

  

montagne fleurie

Un autre objet mystérieux sous la "saunière"

 

     Aiguisez vos yeux... Prenez le temps de la découverte... Vous verrez au bout de quelques secondes une forme curieuse aux bords arrondis et brillants. Des reflets métalliques sont perceptibles, comme pour nous montrer une ferrure ou une pièce métallique.

 

Ceci est un exemple montrant la composition complexe de la peinture. Car pour espérer aller plus loin, il faut non seulement posséder de très bonnes photos, mais aussi jouer avec les lumières et les filtres.  Car selon les éclairages incidents, des détails apparaissent ou non. Certaines études ont nécessité l'analyse de plusieurs clichés du même détail.

  

montagne fleurie

 

     N'espérez pas trouver ici la justification d'une quelconque interprétation. Je laisse le soin à chacun de suivre son idée. L'étude de la fresque fournit une multitude d'indices qu'il faut ensuite corréler avec d'autres informations pour arriver à un résultat et poser un nom sur les objets. Je pourrais bien sûr évoquer ici une selle, une ceinture, des étriers ou un outil. Il faut s'y habituer. Nous ne disposons pas suffisamment d'éléments pour conclure. Mais le fait d'admettre que des objets insolites ont été dessinés intentionnellement constitue déjà une très belle découverte...

 

Allons plus loin...

montagne fleurie

 

     La fresque cache bien d'autres secrets. Car pour aller plus loin et décrypter la peinture, il faut faire abstraction des distances et des perspectives. Il faut jouer avec les lumières et regarder différemment. Il ne faut pas se fier aux premières impressions et persévérer dans l'observation. Le paysage cache en réalité un autre décor plus secret et plus discret. Sa découverte ne fut pas immédiate, car il faut d'abord comprendre comment l'artiste a procédé pour créer ses trompes œil.

 

 

     La forme noire en dent de scie que nous avions pris au départ pour un curé poussant une brouette est en réalité un boyau souterrain qui démarre à la surface. Car voici ce qu'il faut comprendre. L'artiste a voulu nous montrer par une coupe verticale la constitution d'un sous-sol. A la surface du rocher, ce qui étaient des arbustes devient un arbre. A ses pieds une pierre plate grise rappelle évidemment une forme connue. Le bleu représente sans doute de l'eau ou un marais.

 

Une première coupe et un objet insolite :

 

     Mis en lumière, le rocher se révèle être un plan en coupe montrant deux cavités. L'une au-dessus, blanche et bleue, indiquerait la présence d'eau. La seconde au-dessous semble être dangereuse comme le montre sa paroi extérieure qui aurait subi un effondrement. Plus curieux, au fond, un objet insolite protège les lieux. Le fond de la grotte est baigné par une clarté blanche presque irréelle. Tout ceci est bien sûr à interpréter dans son contexte. Mais on peut être certain que chaque détail compte.

 

montagne fleurie

Une seconde caverne encore plus mystérieuse :

 

     Juste au-dessous, une autre surprise est nettement visible. Une caverne ovoïde est présentée toujours selon une coupe verticale. On peut facilement distinguer la paroi qui semble protéger un lieu particulier. Au centre un présentoir en forme de main offre un objet ou une sépulture à une lumière blanche qui sort de nulle part. La couleur bleue peut marquer la présence d'eau.

 

montagne fleurie

 

     Sur la partie supérieure de la grotte, une pierre plate paraît être posée comme pour fermer l'entrée. L'objet central est nettement mis en lumière. S'agit-il d'une touche de l'artiste pour attirer notre curiosité, ou bien d'un symbole pour souligner un caractère sacré du lieu ?

 

Le fait est là. Nous sommes en présence d'une représentation qui reste à expliquer...

  

montagne fleurie

La visite continue... Un animal ensanglanté...

 

     En observant la fresque dans ses moindres détails en cherchant chaque indice qui pouvait amener à mettre en valeur un objet ou un personnage irréfutable. Ce fut un animal. Ce que l’on prenait de loin pour un vase de chine cassé se révéla être une jeune brebis affolée...

 

montagne fleurie

 

     Serions-nous devant une illustration de la fameuse brebis égarée du berger Paris ? Tout semble en tous cas l'indiquer... L'artiste, en réel virtuose, a su créer un parfait trompe œil. L'animal est suggéré, mais pas trop afin de rester inaperçu de loin. Il faut être à moins de 50cm de la fresque pour espérer le deviner...

 

montagne fleurie

Une pierre très particulière...

 

     En déplaçant le regard à droite de la brebis, on tombe inévitablement sur cette pierre centrale qui domine la scène générale. A l'œil nu le visiteur peut déjà apercevoir quelques anomalies et pourtant elles échappèrent à 50 années de recherche. Edgar Poe et sa lettre volée trouve ici une parfaite illustration de sa méthode.

 

La pierre est encore une fois le prétexte à une mise en scène bien différente du paysage générale. Des objets variés semblent posés pêle-mêle et quelques uns sont identifiables.

 

montagne fleurie

 

     Nous avons par exemple ce curieux parchemin plié en deux et entouré par une sorte de lanière en cuir.

 

montagne fleurie

 

     A côté, d'autres objets ressemblant à des couteaux, des pièces de bois, des ferrures ou des lanières de cuir.

 

montagne fleurie

Un parapluie ?

 

     Décidemment le parapluie semble être un ustensile qui a énormément compté dans l'affaire de nos curés. C'est en explorant la fresque fin 2008 qu'une image finit par dévoiler un parapluie noir fermé. Plusieurs anciennes photos montrent effectivement Saunière ou son frère avec un parapluie, mais blanc. Serait-ce justement pour nous alerter sur son importance ?

 

montagne fleurie

Vous avez dit trésor ?

 

     Hé oui ! Il fallait bien qu'à un moment ou un autre, cette fresque parle un peu d'or. En voici certainement un échantillon. Mais quel joie ce fut pour moi de découvrir cette petite tâche jaune étincelante au milieu des rochers. C'est en descendant le long de la brebis à gauche que je vis cette belle forme jaune d'or. A l'œil nu le visiteur des lieux ne verra qu'un léger reflet brun clair contrastant avec le reste des pierres. Mais en promenant l'objectif à moins d'un mètre cette tâche se transforme en une curieuse forme étincelante couleur or.

 

montagne fleurie

 

     Comment alors ne pas rêver à l'Arche d'Alliance, l'un des trésors spirituels et récurrents qui hante l'histoire de Rennes ? S'il s'agit d'un trésor immense, pourquoi nous présenter sur la fresque un petit échantillon ? A moins qu'il ne s'agisse ici de quelque chose de très particulier...

 

montagne fleurie

 

     Voici un autre exemple prouvant la complexité et la finesse de l'œuvre. Si l'on se rapproche de cette tâche jaune d'or, d'autres détails apparaissent. Le dessin semble constitué d'une ensemble de ferrures, de clés, de serrures, de fermoirs. On perçoit même des vis et des boulons...  Les images se superposent comme si plusieurs diapositives mélangeaient leurs lumières... Sommes nous toujours dans le cadre d'une simple peinture artistique faite de couleurs et de coups de pinceaux ? La question reste entière...

 

montagne fleurie

A quelle échelle sommes nous ?

 

     Pour comprendre le travail étonnant déployé sur la fresque, il faut aussi connaître son échelle. Chaque peinture latérale mesure environ 1m de large. Les détails observables dans la photo précédente sont  de l'ordre de 1 cm. Ceci donne un aperçu de la quantité de détail que l'on peut espérer trouver dans les deux peintures. Enfin il faut ajouter à cette précision un autre effet artistique : certaines images ont été superposées les unes aux autres, augmentant par effet de transparence le niveau de complexité.

 

La pierre de pain

 

     On peut associer à chaque partie de la fresque un site géographique du haut Razès, une particularité géologique ou une curiosité. C'est par exemple le cas avec cette curieuse pierre rappelant étrangement "la Pierre de Pain" que l'on peut découvrir dans le Cromleck, sur les hauteurs de Rennes-Les-Bains.

 

En y regardant de plus près, la pierre n'est pas construite sur une simple forme ronde, mais plutôt par des coups de pinceaux imbriqués, tantôt précis, tantôt grossiers. La palette de couleurs est aussi très variée, allant du jaune vert au noir. Le résultat est déconcertant et cet exemple montre bien quelques techniques utilisées. L'artiste a voulu dessiner un élément aux formes précises. C'est évident,  mais cache t-il autre chose ?

 

montagne fleurie

Coquillages et crustacés...

 

     Un œil attentif pourra remarquer dans le coin en bas à droite, parmi quelques feuillages aux formes curieuses, un mollusque et un coquillage en forme de corne. Serait-ce une allusion à la Montagne des Cornes, non loin de la bergerie Paris ?

 

montagne fleurie

 

     Et comme quelques coquillages vont aussi avec des animaux marins plus évolués, voici une espèce de poisson inconnue, à mi-chemin entre un requin et une raie... L'animal semble reposer au fond près d'un feuillage vert, traduisez : quelques algues...

 

Il ne faut pas s'étonner de la présence d'espèces marines. Le Cromleck fut il y a des millions d'années le fond de la mer. Ceci peut être constaté près des Roulers. Rien d'étonnant donc à ce que quelques fossiles soient restés protégés dans le sous-sol de la région.

 

montagne fleurie
requin taureau

 

     Le requin taureau pourrait être un lointain descendant de cet animal préhistorique...Mais tout ceci n'est que suppositions et hypothèses...

 

Une faune étrange :

montagne fleurie

 

     Contrairement à la peinture latérale droite, l'atmosphère à gauche est plus chaude et plus printanière ou automnale. Le paysage présente quelques fleurs et les arbustes sont parés de rouges et d'ocres. La couleur orangée du ciel montre qu'il s'agit de l'aube ou de l'aurore. Le relief ici est plus accidenté. A gauche, perché sur un promontoire rocheux, un splendide château ou un monastère domine la vallée. Les détails sont impressionnants car on peut distinguer les fenêtres sur les tours de l'édifice et on peut même les compter.

 

Comme pour la fresque droite, cette partie réserve aussi d'autres secrets. Il suffit de la regarder pour qu'elle devienne très bavarde...

 

montagne fleurie

 

     Ce montage suit le même principe que le jumelage des 2 tableaux de Rennes-Les-Bains. En rassemblant les deux moitiés de décor et les pierres centrales, on obtient un paysage saisissant... Un dolmen apparaît au centre du paysage. Les peintures murales prennent alors une toute autre dimension. Nous avons peut être là un nouveau panoramique à prendre en compte.

 

Un œil discret :

montagne fleurie

     Le premier détail qui nous interpella sur la fresque gauche fut cet œil, caché derrière la végétation. Sa présence nous invite à chercher son propriétaire. Mais il nous signale également qu'une grande quantité de travail était devant nous.

 

Il fallut quelques minutes pour trouver le deuxième œil et un peu de réflexion pour trouver son visage.Vous avez devinez ?


 

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