Bas relief et Chemin de Croix

Remerciements à,

Mr Jean-Pierre Garcia

Extrait du site http://www.rennes-le-chateau-archive.com

Partie IV

Le bas relief sous l'autel

Une Marie-Madeleine bien étrange :

 

     Sous l'autel, entre les deux enfants Jésus qui se font face, très légèrement éclairée, une curieuse décoration accroche le regard. On ne peut l'éviter. Il s'agit de Marie-Madeleine agenouillée, patronne du lieu. C'est une peinture de type bas relief qui n'a malheureusement aucune signature. Personne ne connaît avec certitude le ou les artistes qui élaborèrent la scène. Comme tout le reste dans cette église, cette décoration possède aussi ses codes, ses allégories et ses secrets...

 

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              Les deux Jésus et le bas relief Marie-Madeleine sous l'autel

 

     L'œuvre est en fait une composition artistique mélangeant un statuaire et une peinture de fond.  Le tout donne une impression de profondeur qui accentue le rendu des formes et des couleurs. A priori tout est normal et l'image semble parfaitement en accord avec les attributs classiques religieux. Pourtant quelques détails intriguent, et c'est bien l'objectif. Il faut, comme d'habitude dans cette affaire, attirer l'attention des curieux avertis et cela fonctionne bien.

Il fallut tout de même de nombreuses années avant de découvrir les signes évidents d'une peinture codifiée, preuve que ces prêtres avaient plus d'un tour dans leur sac...

  

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                            Le bas relief Marie-Madeleine sous l'autel

 

     On sait aujourd'hui que la sculpture utilisée fut spécialement réalisée  par les Ets Monna de Toulouse, à partir d’un profil de statue qui fut rapporté à l’autel. La statue a été coupée dans sa hauteur puis posée sur le futur décor. La photo ci-dessous montre comment fut constitué cet assemblage. Les artistes ont œuvré avec beaucoup d'intelligence et de savoir faire pour obtenir un effet original et émouvant. Mais comme pour la fresque l'important est ailleurs...

 

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                           Le bas relief Marie-Madeleine vu de profil - Photo Jean Brunelin

 

     Le bas-relief montre Marie-Madeleine priant dans une grotte. Elle est agenouillée, les doigts exagérément croisés devant une croix rustique composée de deux rameaux de bois vert mal ébranchés et liés par un nœud. La grotte est sombre et sert de cadre à cette scène étrange. Un paysage énigmatique se dessine à l'horizon.

 

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     Si l'on s'en tient à la représentation de Marie-Madeleine, celle-ci reste classique. Selon la légende, la grotte serait celle où la Sainte vint finir ses jours... la Sainte-Baume.

 

Un détail intéressant est la position des mains et des doigts entrelacés qui ne reflètent pas une position naturelle. Certains auteurs veulent y voir l'évocation d'une grille, d'un quadrillage, d'un échiquier ou d'un signe ésotérique... Mais ce cas n'est pas unique. On retrouve cette position des doigts dans d'autres représentations de Marie Madeleine.

 

 Marie Madeleine est représentée ici avec ses attributs classiques : une croix de bois vert mal ébranché, un crâne, un livre ouvert et ses long cheveux roux... Il manque toutefois son baume guérisseur. 

 

L'inscription disparue :

 

     Il y a quelques années, un texte dans une calligraphie étrange était inscrit sur une plaquette de bois posée au-dessous du bas-relief. Cette plaquette installée par Saunière fut malheureusement dérobée en 1970. Par bonheur il reste quelques photos prouvant son existence. Une copie est de nouveau visible aujourd'hui.

 

Dans un de ses ouvrages, Gérard de Sède publie une photo et en donne la traduction.

  

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     Noël Corbu montrant le bas-relief Marie-Madeleine sous l'autel de l'église de Saunière.

 

La plaquette de bois originale visible au-dessous et portant une inscription en latin n'existe malheureusement plus aujourd'hui. Une copie la remplace. 

 

     Cette inscription est également reprise dans les notes d'Alain Feral. C'est grâce à ces relevés que l'on peut prendre conscience de l'importance du message qui comporte des anomalies visiblement volontaires et des curiosités calligraphiques.
Le bas-relief et l'inscription qui s'y rapportent sont importants pour plusieurs raisons :

Cette plaquette a été posée par Saunière en plus de la peinture. Fallait-il ajouter un message au message ? Cet ajout est de toute évidence important.

 

   L'inscription présente des anomalies latines ainsi que des signes curieux : croix, points, majuscules à osselets...

 

L'inscription a été reprise pour être glissée au bas du grand parchemin (rappelons que les parchemins ont été créés entre 1890 et 1915)

 

Si l'on retranscrit l'inscription en respectant la ponctuation, les accents, les lettres jumelées et les majuscules voulus par Saunière on obtient le texte suivant : 

 

JÉSU.MEDÈLA.VULN ÉRUM +SPES.UNA.PŒNITENTIUM.

PER.MAGDALANÆ.LACRYMAS +PECCATA.NOSTRA.DILUAS.

 

     Ce qui peut se traduire par :

 

"Jésus, remède pour nos peines et unique espoir pour nos repentirs.
C'est grâce aux larmes de Madeleine que tu effaces nos péchés.
"

 

Il faut noter qu'une fois de plus Saunière, prêtre érudit, commet quelques erreurs de syntaxe grammaticales et orthographiques (le pOEnitentium devrait s'écrire pAEnitentium). Le plus correct aurait été :  

JESU  VULNERUM MEDELA,  PAENITENTIUM  UNA  SPES
MAGDALENAE  LACRYMAS  PECCATA  NOSTRA  DILUAS

 

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     Comme indiqué on retrouve cette inscription au bas du grand parchemin, comme on peut le voir ci-contre au niveau des deux dernières lignes.

 

Manifestement, Saunière, Boudet ou Jourde ont voulu nous laisser à la postérité un élément semble-t-il important. C'est en tout cas un astucieux moyen de prouver la relation entre le parchemin et le bas relief.

 

C'était sans compter sur les actes de vandalisme qui devaient apparaître dans le siècle suivant.

  

Le paysage de fond :

 

     Le bas-relief est troublant à plus d'un titre et le paysage peint à gauche soulève bien des questions. A l'horizon, plusieurs objets ressemblants à des constructions sont perceptibles. A droite, une montagne pyramidale rappelle le Cardou. Or si on compare cette scène avec une vue de Coustaussa depuis la route conduisant à Rennes-Le-Château, la ressemblance est saisissante.

 

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Le château de Coustaussa et le Cardou, vus depuis la route menant à Rennes-Le-Château

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Les constructions à gauche pourrait-être le château de Coustaussa
La montagne pyramidale serait alors le Cardou...

     

     Pour comprendre la composition, il faut imaginer que la peinture gauche représente le château de Coustaussa mais observé depuis depuis Rennes-le-Château.

 

Si l'on contemple le château de Coustaussa depuis Coustaussa (Rennes-le-château est au fond) alors, la ressemblance est très lointaine.

  

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Le château de Coustaussa vu de Coustaussa (Rennes-le-Château au fond)

 

     Mais en inversant l'image, la ressemblance devient évidente. On reconnaît les trois éléments principaux avec le pilier gauche, la façade et ses ouvertures et un reste de construction à droite sur l'image inversée.

 

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Le château de Coustaussa vu de Coustaussa (IMAGE INVERSEE)

 

     Si cette interprétation est admise, une question évidente vient à l'esprit. Pourquoi nous montrer avec une telle insistance le château de Coustaussa inversé et le Cardou ?

 

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     Un autre hypothèse doit être considérée. Les deux constructions vu de près sont étranges. Dans une première analyse on pourrait les interpréter comme des initiales: J - M et A entrelacés. Ce qui pourrait nous donner Jésus - Avé Maria.

 

   L'entrelacement du M et du A est caractéristique. Mais ces lettres pourraient aussi être tout simplement la signature du peintre, bien que si la volonté était de coder le bas relief, il semble peut probable que l'artiste se soit risqué à ajouter un signe personnel risquant de brouiller le message codé.

  

Le bas relief à la loupe :

 

     C'est en 2007 qu'une étude initialisée par Jean Brunelin devait se révéler riche en surprises. L'idée était de photographier la peinture avec une très haute résolution. Ce procédé sera poursuivi sur la fresque de la Montagne Fleurie, ce qui nous donnera dans la même année une moisson de découvertes toutes plus belles les unes que les autres. Le bas-relief est codé et plus précisément le fond de la scène. C'est maintenant une certitude. La preuve nous est fournie par cette analyse qui montre effectivement des détails étonnants.

 

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     De loin, rien ne paraît et le fond de la grotte semble tout à fait normal. Mais en agrandissant certains détails il est difficile de ne pas admettre que cette peinture cache un vrai rébus. En fait tout le fond est composé dans un style abstrait de toute beauté où l'agencement des couleurs et des coups de pinceaux font apparaître des formes étonnantes qui font travailler notre imaginaire.

 

   Deux livres dans la roche                 Une station du chemin de croix

 

     Une station du chemin de croix ?                            La station 14

 

     Voici par exemple à côté de Marie Madeleine une forme qui pourrait rappeler une station du chemin de croix comme par exemple la station 14. Sa forme et ses bords sont délicatement suggérés.

 

   Si certains auteurs ont cru pendant longtemps que la qualité artistique de cette peinture ne pouvait désigner qu'un artiste de second rang, la subtilité du trait montre au contraire une parfaite maîtrise du pinceau et un art certain pour le camouflage. L'idée d'un Saunière artiste est donc totalement à exclure.

  

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Un livre fondu dans la roche de la grotte - On peut même en distinguer un second à côté

 

     On peut aussi deviner un livre fondu dans la voûte de la grotte. S'agit-il d'un rappel à "La vraie langue celtique" de Boudet...

 

Ce travail d'artiste n'est pas l'œuvre d'un peintre occasionnel du dimanche. Si Bérenger Saunière avait des talents pour la peinture nous le saurions depuis longtemps. Si Saunière et Boudet ont commandité cette fresque, il est tout à fait raisonnable de penser qu'un artiste confirmé a été recruté, peut être via la Maison Giscard...

 

Fin 2007 nous avions en tout cas la certitude d'une réelle prouesse artistique avec la fresque de la Montagne Fleurie...

  

Le chemin de croix

Les stations du chemin de croix :

 

     L'une des plus fascinantes imageries de Bérenger Saunière et sûrement de Henri Boudet dans l'église Marie-Madeleine est certainement son chemin de croix. Il a suscité de nombreux écrits et une multitude d'interprétations, toutes aussi surprenantes les unes que les autres. Et il faudrait certainement beaucoup de pages pour les présenter toutes.

 

Mais un fait est certain : ces stations ne sont pas parole d'évangile. Et pour s'en rendre compte il suffit de relever les innombrables anomalies ou les curiosités qui les composent. Cet inventaire suffirait-il à comprendre son sens caché ? Non, car l'ingéniosité du concepteur est beaucoup plus subtile qu'un simple rébus. S'il est relativement facile de détecter quelques curiosités, il est très difficile de les interpréter. Car il semble que le codage utilisé ne soit pas mathématique comme certains auteurs le croient mais plutôt basé sur des idées, des allégories, des symboles et des suggestions. Autant de concept qui ne sont pas modélisables par un esprit scientifique.

 

   L'analyse doit se faire en appréciant tous les détails : les paysages, les personnages, la direction des regards, la position des corps, les gestes, les vêtements, les couleurs, sans parler des jeux de mots qui sont suggérés...

 

   Il est impossible de présenter un inventaire de toutes les lectures possibles. Mais pour vous aider à entrevoir la finesse du langage j'ai choisi de présenter les stations en soulignant les détails les plus insolites connus à ce jour.

  

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Les 14 stations :

 

     L'interrogation récurrente à propos de l'église de Saunière est que l'on n'a toujours pas de preuve à propos de l'auteur de ces symbolismes : Saunière, Boudet, les deux à la fois, ou la participation d'autres prêtres. De nombreux détails indiquent toutefois que la présence de Boudet est incontournable. En fait, plus on étudie l'agencement et les différentes décorations et plus on à l'impression de découvrir une illustration de son livre "La vraie langue celtique"

 

   Nous savons aujourd'hui que le chemin de croix a été commandé, comme le statuaire, à la maison Giscard, société Toulousaine très connue dans la fourniture d'objets de culte. Nous savons également que ce n'est pas une commande spéciale, excepté pour le diable du bénitier et Saint Antoine ermite. Saunière et/ou Boudet n'ont donc pas pu guider directement l'artiste dans sa réalisation. Ceci pourrait indiquer également que s'il y a un message, il a été dans la majorité des cas ajouté très subtilement par la suite, en utilisant des couleurs ou des détails précis.

 

On peut d'ailleurs retrouver un chemin de croix équivalent dans un autre endroit du sud-ouest de la France, à Rocamadour, haut lieu de pèlerinage depuis le moyen âge. Il est intéressant de noter que le chemin de croix de Rocamadour est de la même époque et de la même facture : Giscard de Toulouse. Les stations ressemblent à celles de Rennes-Le-Château mais certaines sont nettement différentes comme la station 14 (à Rocamadour cette 14e station est une grotte représentant la mise au tombeau).

  

Sens inverse de lecture :

 

     Très tôt, le chemin de croix de l'église Marie Madeleine a suscité beaucoup de commentaires et d'interprétations depuis de nombreuses années, mais qu'a-t-il de si extraordinaire ?

 

- Station 1 - Un animal étrange :


bas relief

     Beaucoup d'anomalies ou de détails surprenants ont été révélés en comparant les stations de Rennes-Le-Château avec d'autres dites conventionnelles.

 

On remarquera ici, l'enfant à côté de Ponce Pilate qui pose son pied sur une sorte de tabouret et derrière un étrange animal à tête de lièvre assis à ses côtés.

  

 

- Station 3 - L'extrémité de la croix :


     Voici une station où naquit une belle polémique entre chercheurs : l'extrémité de la croix qui touche le sol a t-elle un aspect différent du reste de la croix ? Il est vrai que lorsque l'on examine ce détail dans la pénombre de l'église ou sur une photo prise au flash on ne remarque rien. Mais sur une photo prise à infra rouge une question se pose. Pourquoi cette partie de la croix comporte une texture différente ? Gérard de Sède donna le premier une interprétation : "Jésus déplace une lourde pierre".

 

 

     A vous de juger ...

 

- Station 8 - Tissu écossais :


bas relief

     Un détail surprenant est visible à la station 8. Un jeune enfant dans les bras d'une femme est langé dans un plaid aux couleurs Écossaises. Une autre femme vêtue de noir baise le genou de Jésus. Curieux anachronisme que ce tissu. Il est clair que ce détail écossais a très bien pu être ajouté par la suite puisqu'il ne demande qu'un peu de couleur. Mais quel message se cache derrière ce symbole ?

 

Pour beaucoup, cette image est une allusion au "fils de la veuve selon le rite Écossais", marque de la franc-maçonnerie de rite Écossais, qui ne l'oublions pas se dit d'obédience Templière.

 

Pourquoi alors représenter cet enfant ?

  

     Pour Gérard de Sède, les maçons sont les enfants de la Veuve et l'enfant représente donc un maçon écossais initié aux grades bleus... Mais ceci n'est pas juste : la caractéristique des grades «écossais» est de se positionner «au-dessus» de la maçonnerie bleue. Il y a donc ici une incohérence. En fait de nombreux auteurs sont convaincus aujourd'hui que Saunière n'a eu aucun lien avec la Franc-maçonnerie.

 

- Station 10 - Les dés :


bas relief

     On voit ici des soldats romains jouant aux dés la tunique de Jésus. Mais de nombreux auteurs ont fait remarquer la disproportion des dés en bas à gauche par rapport à la scène. Cette exagération est sans doute volontaire pour permettre la lecture des chiffres : 3, 4 et 5

 

De nombreuse interprétations sont possibles mais en voici deux étonnantes:

 

Sur les deux premiers dés on lit 3 et 4
 d'où 7 (3+4) et sur le second 5. Ceci donne 75, nombre célèbre que l'on retrouve notamment sur le calvaire du Christ d'Antugnac.

  

bas relief

     Franck Daffosdans "Le secret dérobé" nous fait aussi remarquer que si l'on regarde depuis Rennes-Le-Château au cap 345° (Nord 360° et Est 90°), on tombe pile sur Notre Dame de Marceilles.

Les dés sont nettement lisibles

 

- Station 13 - Croix incomplète :


bas relief

 

 

 

     S'agit-il d'une erreur de l'artiste ou une anomalie intentionnelle ?

 

Regardez plutôt ou s'appuie l'échelle. Voici une croix bien curieuse.

 

 

- Station 14 - Révélation ? :


bas relief

     Cette station est de loin la plus insolite : La mise au tombeau de Jésus se déroule sous une superbe pleine lune qu'éclaire le ciel ! Pourquoi ?

 

   Dans la version biblique admise également par les historiens, la mise au tombeau de Jésus se déroula en fin d'après-midi et non la nuit.

 

    Comment Bérenger Saunière, prêtre dans l'âme et doté d'une connaissance parfaite de l'histoire religieuse, aurait-il laissé passer une telle erreur ?

 Sans doute pour attirer notre attention sur l'heure de la mise au tombeau. Mais, est ce une mise au tombeau ou bien la sortie de corps du Christ du tombeau ?

  

     Un autre détail est étonnant : la montagne qui se profile à l'horizon ressemble au Bugarach. Cette montagne, que l'on peut voir parfaitement de Rennes-Le-Château, est le plus haut mont des Corbières . Pourquoi ce détail ? Quel message a voulu nous laisser Bérenger Saunière ?

 

Allons plus loin ...

     Trois détails sont également remarquables dans la station 14. Bien sûr je devine que nombreux sont ceux qui qualifieront ceci de pures coïncidences. Mais jugez plutôt :

 

Lien arcadien ?

 

arcadien

     Comme le souligne Franck Daffos dans son livre "Le secret dérobé", le personnage qui porte le Christ par les pieds dans la station 14 ressemble étrangement au berger agenouillé peint par Nicolas Poussin. La couleur des cheveux, la couleur et la forme du vêtement, la corpulence, sont identiques.  Les deux personnages sont d'ailleurs barbus.

 

Saunière et/ou Boudet semblent déployer d'immenses efforts pour relier la station 14 au tableau "Les bergers d'Arcadie (II)" de Nicolas Poussin ...

  

Lien avec Saint Antoine l'ermite et Joseph Chiron ?

 

     Franck Daffos nous donne aussi un autre indice remarquable ainsi qu'une identité : Le personnage qui porte le Christ par les aisselles dans la station 14 ressemble trait pour trait à la statue de Saint Antoine l'ermite présent dans la même église. La ressemblance est réellement frappante.

 

antoine l'ermite

     Mais que veut-on nous suggérer ici ?

 

La coïncidence semble en effet pratiquement nulle lorsque l'on compare les trois effigies.

 

 Ceci renforce l'idée que Saunière et/ou Boudet veulent relier la station 14 à Saint Antoine l'ermite, aux bergers d'Arcadie et à Joseph Chiron. 

 

Tous ces éléments sont, on le sait aujourd'hui, reliés d'une façon ou d'une autre à l'énigme... 

 

Lien avec le serpent rouge ?

 

     Bien que de nombreux chercheurs considèrent l'opuscule du Serpent Rouge comme un faux construit de toutes pièces par Plantard, il est toujours intéressant de s'y reporter :

 

"Revenant alors à la blanche colline, le ciel ayant ouvert ses vannes, il me sembla près de moi sentir une présence, les pieds dans l'eau comme celui qui vient de recevoir la marque du baptême, me retournant vers l'est, face à moi je vis déroulant sans fin ses anneaux, l'énorme SERPENT ROUGE cité dans les parchemins, salée et amère, l'énorme bête déchainée devint au pied de ce mont blanc, rouge en colère. Mon émotion fut grande,  "RETIRE MOI DE LA BOUE" disais-je, et mon réveil fut immédiat. "

 

Le berger d'Arcadie portant le Christ par les pieds dans la station 14 possède un détail surprenant : il porte des bottes, suggérant ainsi un terrain marécageux dans la scène du tombeau... 

  

La cryptographie visuelle 

 

     Lorsque Saunière aménagea son église il dépensa énormément d'argent, mais il y consacra également énormément de temps et de réflexion. Les statuaires et les décorations bibliques étant très populaires de son temps, il choisit d'embellir l'église avec des représentations religieuses standards de l'époque mais surtout il choisit les plus beaux modèles et les plus luxueux.

 

On sait que le statuaire et le chemin de croix sont issus d'un même fournisseur Giscard et à partir d'une collection standard à quelques détails près, excepté pour le diable et Saint Antoine l'ermite dont on sait qu'ils revêtent une signification particulière. Mais la subtilité et l'intelligence de Saunière et/ou Boudet ont permis d'y apporter une autre dimension pleine de symboles et d'allusions.

 

Saunière et/ou Boudet soignèrent le décor dans les moindres détails. Une conclusion évidente est qu'il avait un ou plusieurs messages à faire passer et pour cela ils choisirent entre autre d'utiliser la cryptographie visuelle. De nombreux auteurs ont réfléchis sur le sujet en apportant diverses interprétations mais si l'on raisonne encore une fois avec un peu de bon sens on peut affirmer que les codeurs eurent l'obligation de respecter certaines contraintes évidentes :

 

   Le message ne doit pas être évident au premier regard, ni au second...

 

   Le codage doit être suffisamment complexe de façon que seul un chercheur initié puisse en déduire un indice

 

   Saunière et/ou Boudet ont du utiliser ce qu'ils maîtrisaient le mieux : Le symbolisme religieux, les allégories théologiques et les usages de l'église.

 

   La codification doit être suffisamment subtile pour laisser deviner qu'il y a quelque chose à chercher

 

   Les détails ajoutés à l'imagerie standard doivent pouvoir se faire facilement, et donc sans la nécessité de faire intervenir un artisan. Ceci afin de préserver bien sûr le secret absolu.

  

les bergers d'Arcadie

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