Eglise Ste Marie Madeleine

Remerciements à,

Mr Jean-Pierre Garcia

Extrait du site http://www.rennes-le-chateau-archive.com

Partie II

Présentation :

 

     L’église Marie Madeleine de rennes le château est certainement l’œuvre centrale et la plus grande fierté de Saunière. Elle concentre à elle seule un ensemble de symboles et de métaphores que Saunière, Boudet et sans aucun doute d’autres prêtres, ont légués à la postérité. Pour les curieux et les passionnés, elle témoigne de plusieurs passés étranges, celui du temps des wisigoths et des carolingiens, celui de Nicolas Pavillon ou celui de Saunière et de ses restaurations. Comment un prêtre sans le sou a-t-il pu mener à bien un tel projet ? Comment a-t-il pu entreprendre de tel travaux ? Car le résultat ne peut laisser indifférent. Non seulement elle démontre une richesse évidente dans le statuaire et dans toutes les décorations, mais elle regorge de détails surprenants que nous commençons tout juste à comprendre comme pour le cas de la fresque de la montagne Fleurie.

 

Mais surtout elle représente un réel défi à tous les chercheurs qui depuis 50 ans tentent vainement de décoder la moindre piste.

  

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Histoire de l’église :

 

     Au préalable il faut savoir que rennes le Château regroupait deux chapelles. L’une, la chapelle saint Pierre, était située à l’est près du château. Il ne reste aujourd’hui que quelques murs et elle aurait été démolie en 1362 lors d’un incendie. L’autre est situé à l’ouest et longe la rue Capelo près du cimetière. Elle devint certainement la chapelle privée des seigneurs du lieu et l’église paroissiale. Elle est dédiée à Marie Madeleine et elle fut consacrée à l’origine en 1059.

 

Il est intéressant de citer ici, en guise d’élément historique, l’abbé Bruno de Monts qui sans le vouloir apporte un mystère au mystère :

« en 1185, il en fait mention dans un inventaire des frères de la milice du temple de Salomon de Jérusalem, donc les templiers, d’une église à rennes. Les templiers avaient, en effet, des possessions dans le « comitatu de Rennes » »

 

Il existe aussi un autre élément historique puisque dans un registre paroissial de Rennes le Château de 194 à 1726, il est mentionné l’inhumation de deux personnages dans le sous-sol de l’église : Dame Anne Delsol en 1705 et Noble messire Henry du Vernet en 1724, « au tombeau des seigneurs qui est auprès du balustre ».

Ceci étant attesté par un document, il est évident que l’église comporte une crypte et un caveau assez grand pour loger au moins deux sépultures. Une évidence est donc que Saunière découvrit certainement ce tombeau lors de ses recherches.

 

Les arcatures lombardes permettent de dater l’église autour du XIème siècle mais son aspect extérieur de structure romane fournit une autre estimation au environ du IXème siècle. Son architecture révèle en effet une facture plus ancienne et accrédite la longue histoire du village de Rennes le Château. Béranger Saunière la donc certainement connue dans un piteux état.

 

De l’extérieur, le bâtiment est plutôt insignifiant et ressemble à de nombreuses autres églises de village de la région. Mais derrière son porche sophistiqué se cachent des secrets pour qui sait les décrypter.

 

A partir de la découverte supposée des parchemins par Saunière lors des premières restaurations de la paroisse, le prêtre entreprit une reconstruction systématique et en profondeur de l’église. Le projet dura 11 ans et le coût est estimé à 3,5 millions de francs de l’époque, ce qui correspond de nos jours à environ 12875 millions d’euros. Cette somme aurait permis de faire construire 8000 nouvelles églises. Il faut rappeler que le salaire Béranger Saunière s’élevait à 75 franc or de l’époque par mois.

 

Pour ce projet saunière fit appel aux meilleurs artisans et il déploya d’immenses efforts pour y intégrer tout son savoir issue de ses découvertes. A l’intérieur, une multitude de signes font allusion à des éléments des parchemins et in conçut cette église comme l’aboutissement de son chef d’œuvre personnel.

 

Certains symboles ou messages sautent aux yeux, mais d’autres sont cachés, voir cryptés. Il est clair que Saunière, fortement marqué par ce qu’il découvrit, voulut laisser un message codé pour la postérité et pour les générations futures. Amis ce message il l’a voulu compréhensible que pour les initiés. 

 

Toutefois, il ne faut pas croire qu’il suffit d’analyser tous les symboles pour avoir les réponses.

 D’ailleurs, nous ne sommes pas sûr que Saunière soit le seul auteur. Car si on lui attribue habituellement toute la décoration et la symbolique, un personnage primordiale a lui aussi marqué son empreinte. Il s’agit de l’abbé Henri Boudet qui était lui-même entré en possession d’une fortune colossale, et qui fut l’auteur de plusieurs livres extrêmement complexes et étranges dont « la vraie langue celtique ». il est donc très vraisemblable que les deux hommes décidèrent ensemble de l’imagerie que nous pouvons contempler aujourd’hui.


 

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Vue arrière de l'église et son mystérieux petit cimetière

                                                                          

 

     Une hypothèse sérieuse est que la plus grande partie intérieure de l’église fut le fruit de l’imagination d’Henry Boudet. Nous savons qu’il excellait dans l’art de la cryptographie du fait de son héritage donné par Gasc. Il fut donc certainement un guide spirituel primordial pour Saunière, mais pour dire quoi ?

 

Boudet était mû par un puissant désir de transmettre un secret, mais pas n’importe quel secret, un secret colossal, quelque chose de réellement secouant. En fait tout se passe comme si boudet mit à la disposition de Saunière tous les besoins nécessaires à la réalisation d’un codage très sophistiqué. De son coté, Saunière éprouvait une très profonde affection pour Boudet, et des indices démontrent qu’ils étaient des amis très proches, quasiment inséparables. C’est aussi une bonne raison de croire que le prêtre d’en haut dut suivre très volontiers les suggestions et les idées de son ami, le prêtre d’en bas. 

 

Saunière et Boudet avait l’intention de transmettre un message complexe à la postérité et qui traverse le temps. Quoi de mieux qu’une église ?

   

PLAN GENERAL DE LA PAROISSE AUJOURD’HUI

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Le Porche et le tympan :

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     L’entrée principale de l’église Sainte Marie Madeleine se trouve au bout d’un petit chemin qui longe le jardin. Elle est constituée d’un porche et d’un tympan.

 

Un petit toit, appuyé sur deux piliers de pierre, protège les reliefs et les sculptures décoratives qui se trouvent au-dessus d’une lourde porte en bois massif.

 

Avant d’entrer, le tympan impressionne par ses gravures chargées de nombreux textes latins. Il se présente comme un livre ouvert où le visiteur doit commencer sa lecture. Sans doute une manière pour Saunière de mettre à l’épreuve le pèlerin curieux. Peut-être aussi une mise en garde… 

 

     Ce tympan est un bel exemple de la complexité des messages laissés par Béranger Saunière et sans doute Henri Boudet. Tout y est nuance et suggestion. A vous de juger.

 

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     Au sommet du tympan se trouve un motif sculpté en fore de ruban, portant l’inscription :

« In Hoc Signo Vinces »

Une proche traduction française de ce texte se trouve à l’intérieur de l’église, au pied des 4 anges, juste au-dessus du diable et qui dit ceci :

« Par ce signe tu le vaincras »

Vaincre qui ? le texte latin dit en principe :

« Par ce signe tu vaincras »

Ce qui est très différent…. 

 

     « in hoc signo vinces » et la croix au-dessous font référence à la légende de la vision de Constantin et peut être de toute son armée, apparut dans le ciel avant la bataille contre Maxence, le 28 Octobre 312 au pont de Milvius près de Rome. La victoire de Constantin décida d’après la légende de l’avenir du christianisme.

 

signe tu vaincras
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     Avant d’explorer plus en détail le centre du tympan, il faut apprécier la qualité des symboles dans leur ensemble. Observez comme le chapiteau protégeant la statue au milieu (Marie Madeleine) et la forme du tympan rappelle le tabernacle dans l’église.

 

Les chandeliers traditionnels sont remplacés par des pots fleuris et Marie Madeleine n’est plus debout au centre mais sous le tabernacle et en pleurs. Mais cette ressemblance est encore plus criante si l’on compare avec le dernier chapiteau en haut du tabernacle.

 

Saunière et Boudet avaient le sens de la mise en scènes.

  

Le tabernacle dans l’église

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     Au milieu du tympan se trouve une statue et la plaque ovale au bas de celle-ci laisse deviner l’inscription :

« Ste MARIA MAGDALENA »

Ce qui indique q’il s’agit de la représentation de Sainte Marie Madeleine, Sainte patronne du lieu. Elle tient une croix, qui, du nord, pointe dans une direction de 140° (sud-est). De chaque côté de la statue des pots de plantes (pots aux roses) ornent le relief.

Il faut remarquer ici la finesse du relief et la précision des peintures, preuves d’un travail de grande qualité qui a été fourni par les artistes que Saunière recruta.

Enfin, amusez-vous à comparer le chapiteau qui entoure Marie Madeleine et les stations du chemin de croix. On pourrait presque dire qu’il s’agit d’une 15ème station… 

 

     Juste en dessous et en retrait se trouve un cadre oblong, dans lequel est inscrit : 

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REGNUM MUNDI ET OMNEM ORANTUM SOECULI CONTEMPSI PROPTER ANOREM DOMINI MEI JESU CHRISTI QUEM VIDI QUEM AMAVI IN QUEM CREDIDI QUEM DILEXI

 

     Il faut remarquer les 2 premiers mots. Ils sont directement extraits du grand parchemin qui contient un certain nombre de petites lettres dont l’ensemble forme les mots REX MUNDI. Ici encore, Saunière et Boudet ont recours aux parchemins soit pour attirer notre attention sur quelque chose, soit pour nous égarer.

Traduction : J’ai méprisé le règne de ce monde et tous les attraits de ce siècle à cause de l’amour de mon maître Jésus Christ que j’ai vu, que j’ai aimé, en qui j’ai cru et que j’ai choisi.

 

lieu terrible

 

     Ensuite, vient une pierre centrale qui ressemble à une clé de voûte soutenant l’arc principal. Au milieu sont inscrits ces mots : 

 

TERRIBILIS EST

 LOCUS ISTE

 

    « Terrible est ce lieu ». Pourquoi voudrait-on écrire une telle phrase à l’entrée d’une église ?

 

L’inscription comporte 22 lettres, nombre hautement symbolique pour Saunière : 22 lettres dans l’inscription « par ce signe tu le vaincras », 22 lettres dans l’alphabet hébreux, 22 marches conduisant à la tour de Magdala, 22 créneaux sur la Tour Magdala, 22 lettres au haut et au bas du document « le sot pêcheur ». 

 

Ensuite, autour de cette pierre on peut lire 2 inscriptions : 

 

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   Inscription à gauche du tympan

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Inscription à droite du tympan

 

Ce qui donne de gauche à droite :

 

 

DOMUS MEA DOMUS    ORATIONIS VOCABITUR

 

TRADUCTION : " Ma maison sera appelée maison de prière ". Ce sont les paroles prononcées par Jésus lorsqu’il chasse les marchands du temple, selon l’Evangile de Marc au chapitre 11, verset 17. 

 

La section suivante du porche porte une autre inscription, également divisée en deux sur chaque côté de la voûte :

  

                    HIC DOMUS DEI EST              ET PORTA COELI

 

Traduction : « ici est la maison de Dieu et la porte du ciel ». la référence biblique originale se trouve dans la Genèse 28 :16-17.

 

On comprend ici pourquoi il est nécessaire dans cette affaire d’élargir au maximum sa vision sur les innombrables indices laissés par l’histoire car nous avons sur le porche une superbe parabole à l’église saint Sulpice ou plus exactement à la chapelle des anges.

 

Car pour comprendre il faut en fait relier les 3 textes ensembles : 

 

TERRIBILIS EST

LOCUS ISTE

HIC DOMUS DEI EST     ET PORTA COELI

 

    Puisque la traduction de la référence biblique Genèse 28 verset 17 n’est autre qu’un épisode du combat de Jacob et de l’ange, peint par Delacroix dans la chapelle….

 

eugene delacroix

 

 

 

 

Le combat de Jacob et de l’ange

 

Par Eugène Delacroix

(1798-1863)

 

L’une des 3 fresques de la chapelle des Saint anges qu’il réalisa entre 1855 à 1861 à Paris

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Juste au-dessus de la porte et sous l’inscription « terribilis est locus iste », nous trouvons les armes du pape Léon XIII (1878-1903) suivies de sa devise tirée des maximes prophétiques de Malachie liée à chaque pape :

« LUMEN COELO »

Ce qui signifie « lumière dans le ciel », ou, si l’on adopte le langage de Henri Boudet, « lucarne »

 

     Enfin de chaque côté du blason central, nous trouvons 2 autres blasons, celui de gauche étant inévitable puisqu’il s’agit de celui de Mgr Félix Arsène Billard, évêque de Carcassonne.

 

 

     Enfin il ne faut pas oublier les 2 pierres sur chaque pilier du porche. Celle de gauche fait référence à Nicolas Pavillon, évêque d’Alet en 1637, élève du saint Vincent de Paul et confrère d’Olier.

 

La pierre droite donne l’année où Nicolas Pavillon devint dépositaire du secret de Rennes, un an après la découverte du Berger Paris en 1645.

 

Pour résumer, nous avons sur le tympan et le porche quelques clés qui constituent aujourd’hui les principales pistes de recherche autour de rennes le Château. Il aura fallu tout de même une centaine d’années pour le comprendre.

  

Le clocher et des signatures :

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     Le clocher a aussi sa part de mystère.

En fait, pour qui sait regarder dans les moindre détails, tout est symbole et signes curieux qui sont autant de petites énigmes à résoudre.

Si l’on observe le haut du clocher, côté sud, on peut remarquer une étrange inscription gravée sur une pierre plate plus blanche que les autres. A l’œil nu, la gravure est discrète, d’autant qu’il faut lever les yeux pour l’apercevoir. 

 

     On peut deviner une date : 1740 et 2 lettres I G qui sont peut-être les initiales de l’artisan maçon. Mais le plus surprenant est la forme du 4 exagérément incliné comme pour le rapproché d’un tracé qui rappelle d’autres signes analogues…

 

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     Tout d’abord il rappelle le signe que l’on retrouve en haut et à gauche du petit parchemin.

C’est aussi un symbole curieux gravé à la demande d’Henri Boudet

sur le fronton de l’église de Quillan.

 

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     Mais si on compare la calligraphie de l’inscription du clocher avec celle du pilier droit du porche, il est évident que nous ne sommes pas en présence du même style.

 

Le 4 du 1646 sur le pilier est très différent de celui du clocher. Après tout, il s’agit sans doute de deux artisans différents qui ont œuvré à deux époques distinctes.

 

Mais si 1646 est, l’année où Nicolas Pavillon devint dépositaire du secret de Rennes, un an après la découverte du Berger de Paris en 1645, la pierre 1740 I G revêt peut être elle aussi une signification particulière.

 D’ailleurs cette plaque du clocher n’est pas la seule dans le village. Deux autres pierres similaires se trouvent sur la façade du presbytère, au-dessus de l’entrée utilisée actuellement par le musée. Et là tout se complique. Si l’on retrouve bien sur l’une la signature I G, que signifie le R disproportionné à droite. Plus curieux, sur la seconde plaque la date 1727 est surmontée d’une croix et un point semble marquer l’emplacement d’une virgule ou d’un repère. 

 

     On sait aujourd’hui que des travaux de restauration du presbytère ont bien eut lieu entre 1725 et 1727. Mais il faut avouer que cet artisan maçon n’eut aucune constance dans ses signatures.

 

     Comme d’habitude toute les interprétations sont possibles : caprices de la calligraphie, caprices de l’artisan ou codes secrets.

 

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